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| Title | Ghana : information sur la différence entre un prêtre fétichiste et un chef, en particulier, information indiquant lequel est le plus privilégié dans la communauté; information indiquant s'il est vraisemblable qu'une personne qui refuse la fonction de prêtre fétichiste subisse des châtiments corporels ou des représailles |
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Country | Ghana |
| Publication Date | 20 July 2004 |
| Citation / Document Symbol | GHA42842.EF |
| Reference | 2 |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, Ghana : information sur la différence entre un prêtre fétichiste et un chef, en particulier, information indiquant lequel est le plus privilégié dans la communauté; information indiquant s'il est vraisemblable qu'une personne qui refuse la fonction de prêtre fétichiste subisse des châtiments corporels ou des représailles, 20 July 2004, GHA42842.EF, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/41501c090.html [accessed 3 June 2012] |
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Selon GhanaWeb.com, [traduction] « [un] chef (odikro) [...] maintient les coutumes et les cérémonies traditionnelles et règle les différends. [Un] prêtre fétichiste (okomfo) [...] offre un service médical » (s.d.). Un article du Sunday Times a mentionné que les chefs sont au premier rang de leur communauté (14 juin 1998).
Un professeur agrégé d'anthropologie de l'Université York, qui a fait une étude de terrain approfondie sur les fétiches au Ghana, a expliqué qu'un chef travaille dans le domaine public, dans la sphère politique, alors qu'un prêtre fétichiste travaille dans une sphère plus privée et religieuse (12 juill. 2004). Il a affirmé que la majorité des villages ont seulement un chef, mais plusieurs prêtres fétichistes (Université York 12 juill. 2004). Il a mentionné que certains chefs peuvent jouer un rôle sur la scène politique nationale, mais que les prêtres fétichistes ne détiennent que rarement un pouvoir politique de ce genre (ibid.). Il a également souligné que les dignitaires sont plus susceptibles de rendre visite au chef du village qu'à l'un des prêtres fétichistes (ibid.).
Un expert-conseil en développement international, spécialiste de la sociologie des communautés qui a vécu au Ghana à titre de bénévole du CUSO, en tant qu'étudiant et plus tard, à titre d'enseignant dans des universités du Ghana, a expliqué que les chefs sont souvent choisis par les aînés d'une communauté parmi les candidats qui sont descendants de la lignée appropriée (12 juill. 2004). Par contre, les prêtres fétichistes sont souvent choisis dans une famille précise qui peut être [traduction] « possédée » par un dieu (expert-conseil 12 juill. 2004). Cette information a été corroborée par une prêtresse ghanéenne qui est également étudiante aux cycles supérieurs en anthropologie et études africaines à l'Université de l'Indiana (étudiante aux cycles supérieurs 13 juill. 2004). Elle a mentionné que même si les deux postes sont [traduction] « tout aussi privilégiées », celui de chef est peut-être plus essentiel (ibid.).
Un livre de 1986 intitulé Ancient Ashanti Chieftaincy décrit comment les candidats à la chefferie dans la culture ashanti du Ghana se font la lutte pour obtenir la faveur des anciens qui envisagent de les choisir (Obeng 1986, 42-43). Toutefois, de l'information plus récente laisse entendre que des candidats pourraient délibérément tenter d'éviter d'être choisis comme chefs afin de pouvoir poursuivre d'autres carrières (expert-conseil 12 juill. 2004).
Selon le livre Chieftaincy in Ghana, la majorité des candidats à la chefferie dans la tribu des Ewes ne souhaitent pas prendre cette responsabilité et, en conséquence, le choix du chef est habituellement fait en secret afin que le candidat choisi ne puisse pas fuir (Kludze 2000, 158).
L'expert-conseil en développement international a expliqué que de nombreux jeunes hommes brillants et instruits préfèrent éviter de devenir chefs et ils sont donc susceptibles de fuir lorsque des aînés étudient la candidature des candidats à la chefferie (12 juill. 2004). Il a mentionné que ces hommes ne subissent pas de répercussions pour avoir fui et qu'ils sont nombreux à revenir dans leur village après que le nouveau chef ait été choisi et qu'il ait [traduction] « accédé au tabouret » (expert-conseil 12 juill. 2004).
Pour obtenir plus d'information sur les conséquences pour une personne qui refuse de prendre les fonctions de chef, veuillez consulter GHA41340.EF du 3 juin 2003.
Pour obtenir plus d'information sur les conséquences pour une personne qui refuse de prendre les fonctions de prêtre fétichiste, veuillez consulter GHA42626.EF du 3 mai 2004 et GHA38303.E du 16 janvier 2002.
Le professeur agrégé d'anthropologie était d'avis que puisque la personne qui a refusé la fonction de prêtre fétichiste serait blâmée pour tous les malheurs de sa famille élargie, il serait très difficile pour elle de demeurer dans la région de crainte des représailles (Université York 12 juill. 2004).
L'expert-conseil en développement international (12 juill. 2004) et l'étudiante aux cycles supérieurs (13 juill. 2004) ont tous deux mentionné qu'il était peu probable qu'une personne inflige un châtiment corporel à quelqu'un qui a refusé la fonction de prêtre fétichiste. Toutefois, la prêtresse a souligné qu'il existe des répercussions physiques et morales possibles pour avoir refusé une telle offre (étudiante aux cycles supérieurs 13 juill. 2004). Une personne choisie pour devenir prêtre peut ressentir des symptômes physiques de la possession, comme des crises épileptiques, des transes, des maladies ou des épisodes psychotiques, menant possiblement à la folie si elle refuse la fonction (ibid.; expert-conseil 12 juill. 2004).
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
Étudiante aux cycles supérieurs en anthropologie et études africaines, Université de l'Indiana. 13 juillet 2004. Communication écrite.
Expert-conseil en développement international. 12 juillet 2004. Communication écrite.
GhanaWeb.com. S.d. « The Ashantis: Background to Ashanti ». <http://www.ghanaweb.com/GhanaHomePage/tribes/ashanti.html> [Date de consultation : 12 juill. 2004]
Kludze, A. Kodzo Paaku. 2000. Chieftaincy in Ghana. Lanham, Maryland : Austin & Winfield Publishers.
Obeng, Ernest E. 1986. Ancient Ashanti Chieftaincy. Tema : Ghana Publishing Corporation.
Sunday Times. 14 juin 1998. Albert Sam. « Letter from Ghana ». <http://www.suntimes.co.za/1998/06/14/insight/in02.htm> [Date de consultation : 12 juill. 2004]
Université York, Toronto, Ontario. 12 juillet 2004. Communication écrite d'un professeur agrégé d'anthropologie.