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| Title | Inde : information sur le front national kuki (Kuki National Front - KNF) et principales activités; information indiquant s'il mène des activités à l'extérieur de l'État du Manipur; information sur les tentatives du gouvernement pour lutter contre le KNF; information sur la protection offerte par l'État aux personnes ciblées par le KNF (2005-2007) |
| Publisher | Immigration and Refugee Board of Canada |
| Country | India |
| Publication Date | 9 July 2007 |
| Citation / Document Symbol | IND102572.EF |
| Cite as | Immigration and Refugee Board of Canada, Inde : information sur le front national kuki (Kuki National Front - KNF) et principales activités; information indiquant s'il mène des activités à l'extérieur de l'État du Manipur; information sur les tentatives du gouvernement pour lutter contre le KNF; information sur la protection offerte par l'État aux personnes ciblées par le KNF (2005-2007), 9 July 2007, IND102572.EF, available at: http://www.unhcr.org/refworld/docid/49b92a8c1e.html [accessed 4 June 2012] |
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Des publications internationales portant sur les mouvements dissidents mentionnent que le front national kuki (Kuki National Front – KNF) a été fondé par Ranco Thangboi Kuki en mai 1988 dans le but de créer un pays pour les Kukis (SATP s.d.; Revolutionary and Dissident Movements of the World févr. 2004, 174). Selon le portail du terrorisme en Asie du Sud (South Asia Terrorism Portal – SATP), le KNF s'est divisé en différentes factions en 1995; l'un de ces groupes dissidents s'est donné pour nom la faction présidentielle et il s'est ensuite divisé en faction Samuel, en faction Zougam et en une autre faction qui s'est donnée pour nom le conseil militaire (SATP s.d.). Le SATP mentionne que la faction présidentielle [traduction] « demeure la faction la plus puissante et a déclaré être le "vrai KNF" » (ibid.).
Selon de l'information non corroborée du SATP, le KNF, y compris toutes les factions nommées ci-dessus, compte de 400 à 500 membres environ (ibid.). De plus, le SATP mentionne que le KNF – sans toutefois préciser quelle faction – mène surtout ses activités dans les districts de Churachandpur, Chandel, Tamenglong et Senapati dans l'État du Manipur et [traduction] « finance principalement ses activités au moyen de l'extorsion et de la collecte de "droits de protection" auprès des civils de ses zones d'activités » (ibid.; voir aussi Indo-Asian News Service 13 juin 2007). Le SATP fournit également des détails concernant un certain nombre d'événements auxquels a participé le KNF entre 1996 et 2007 (deux de ces événements sont mentionnés ci-dessous), notamment des affrontements entre les forces de sécurité et le KNF, des cas d'extorsion, d'enlèvement et de meurtre ainsi que de l'information sur l'armement utilisé par le KNF (s.d.).
Aucune information indiquant si le KNF mène des activités à l'extérieur de l'État du Manipur n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches dans les délais prescrits pour la réponse à cette demande d'information.
En ce qui concerne les tentatives de l'État pour lutter contre le KNF, divers médias ont fait état d'un accord de cessez-le-feu conclu entre certaines factions du KNF et le gouvernement, de la capture ou de la reddition de membres du KNF ainsi que des réactions de la sécurité publique vis-à-vis des affrontements violents impliquant des factions du KNF (Hindustan Times 7 oct. 2005; Indo-Asian News Service 13 juin 2007; The Statesman 31 mai 2007).
En octobre 2005, deux sources ont mentionné que les opérations anti-insurrectionnelles de l'armée indienne auraient convaincu divers groupes dissidents kukis, y compris le conseil militaire et la faction Samuel du KNF, de conclure un armistice afin d'envisager des [traduction] « négociations officielles avec le gouvernement pour un règlement pacifique de toutes les questions » (Hindustan Times 7 oct. 2005; The Statesman 7 oct. 2005). Sans préciser la faction, The Times of India a mentionné, en décembre 2005, que le KNF avait signé une entente de [traduction] « suspension des opérations » (17 déc. 2005).
Aucune information additionnelle sur des armistices signés par des factions du KNF n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.
En juillet 2006, The Assam Tribune a mentionné que les mesures anti-insurrectionnelles du gouvernement dans l'État du Manipur avaient donné lieu, entre autres, à l'incarcération de six membres du KNF entre 2001 et 2006 (10 juill. 2006).
En août 2006, The Statesman a mentionné que l'enlèvement et le meurtre du président du comité du district de Chandel du syndicat des étudiants du Manipur (All Manipur Students Union) par le conseil militaire du KNF a forcé les autorités à suspendre le commerce international et à imposer un [traduction] « couvre-feu d'une durée indéterminée » dans la ville frontalière de Moreh, au Manipur, à la frontière de l'Inde et du Myanmar (16 août 2006). Le président du syndicat étudiant a été assassiné parce qu'il aurait [traduction] « travaillé contre les intérêts » du Conseil militaire du KNF (The Statesman 16 août 2006).
En 2007, diverses sources ont fait état d'assassinats survenus en mars, en mai et en juin 2007 en lien avec des groupes d'insurgés kukis, y compris des factions du KNF (BBC 14 mars 2007; The Statesman 31 mai 2007; Press Trust of India 12 juin 2007). En mars 2007, The Telegraph, comme le signale la British Broadcasting Corporation (BBC), a mentionné que cinq [traduction] « activistes lourdement armés, soupçonnés d'appartenir [...] [au KNF] et à l'Armée nationale kuki [Kuki National Army – KNA] » ont été tués, et un autre a été blessé, lorsque des factions kukis rivales ont échangé des coups de feu dans le district de Senapati du Manipur (14 mars 2007).
En mai 2007, The Statesman a mentionné que cinq membres de la faction Zougam avaient été exécutés par des membres de leur propre faction après avoir été accusés de désertion (31 mai 2007; voir aussi SATP s.d.).
En juin 2007, le Press Trust of India a mentionné que quatre membres de la faction présidentielle avaient été tués lors d'un affrontement avec les forces de sécurité du gouvernement dans le district de Senapati (12 juin 2007; voir aussi SATP s.d.). Un article subséquent du 13 juin 2007 mentionne que, selon l'information fournie par un porte-parole du ministère de la Défense (Ministry of Defence) à l'Indo-Asian News Service, les forces de sécurité du gouvernement ont été [traduction] « "informées par la population locale qu'un groupe de rebelles se déplaçait dans la région et qu'il tentait de mener des activités d'extorsion" ».
Toujours en juin 2007, l'Imphal Free Press a présenté un résumé des tentatives du gouvernement du Manipur pour lutter contre plus de 20 groupes d'insurgés exerçant ses activités dans cet État (19 juin 2007). En particulier, l'Imphal Free Press a souligné que le
[traduction]
gouvernement du Manipur prévoit fournir dès que possible un armement des plus récents et perfectionnés ainsi que des véhicules aux commandos de la police du Manipur qui participent à des opérations anti-insurrectionnelles dans cet État (19 juin 2007).
Parmi les groupes d'insurgés mentionnés, la faction présidentielle du KNF prétendrait compter 150 membres et 50 armes non précisées (Imphal Free Press 19 juin 2007).
Aucune information sur la protection offerte par l'État aux personnes ciblées par le KNF n'a pu être trouvée parmi les sources consultées par la Direction des recherches.
Cette réponse a été préparée par la Direction des recherches à l'aide de renseignements puisés dans les sources qui sont à la disposition du public, et auxquelles la Direction des recherches a pu avoir accès dans les délais prescrits. Cette réponse n'apporte pas, ni ne prétend apporter, de preuves concluantes quant au fondement d'une demande d'asile. Veuillez trouver ci-dessous la liste des autres sources consultées pour la réponse à cette demande d'information.
Références
The Assam Tribune. 11 juillet 2006. « 191 Killed, 1,276 Hurt in Blasts since 2001 ». <http://www.assamtribune.com/jul1106/at08.html> [Date de consultation : 5 juill. 2007]
British Broadcasting Corporation (BBC). 14 mars 2007. « Five Dead in Factional Fighting in India's Manipur ». (Factiva)
Hindustan Times [New Delhi]. 7 octobre 2005. « Eight Kuki Groups Express Desire to End Violence ». (Factiva)
Imphal Free Press. 19 juin 2007. « Counter Insurgency to be Reinforced with Sophisticated Weapons ». (cache de Google) <http://www.ifp.co.in/FullStory.asp?NewsID=285> [Date de consultation : 5 juill. 2007]
Indo-Asian News Service. 13 juin 2007. « 10 Separatists Killed in Manipur, Nagaland ». (site Internet du Hindustan Times) <http://www.hindustantimes.com/StoryPage/StoryPage.aspx?id=c3a0f37e-2230-4f1d-aa2c-f76d9cde766c> [Date de consultation : 3 juill. 2007]
Press Trust of India [New Delhi]. 12 juin 2007. « Four Kuki Militants Killed in Manipur ». (site Internet du Hindustan Times) <http://www.hindustantimes.com/StoryPage/Print.aspx?Id=64de0142-3f70-43e5-8d9b-df83760bf97a> [Date de consultation : 3 juill. 2007]
Revolutionary and Dissident Movements of the World. Février 2004. « India ». 4th Edition. Sous la direction de Bogdan Szajkowski. Jon Harper Publishing : Royaume-Uni.
South Asia Terrorism Portal (SATP). S.d. « Kuki National Front ». <http://www.satp.org/satporgtp/countries/india/states/manipur/terrorist_outfits/knf.htm> [Date de consultation : 3 juill. 2007]
The Statesman [Calcutta]. 31 mai 2007. « Factional Guns Still Roar ». (Factiva)
_____. 16 août 2006. « Indefinite Curfew ». (Factiva)
_____. 7 octobre 2005. « Pact with Kukis on the Anvil ». (Factiva)
The Times of India. 17 décembre 2005. « Manipur CM's "Donation" to Rebels ». (Factiva)
Autres sources consultées
Publications : Extremist Groups: An International Compilation of Terrorist Organizations, Violent Political Groups and Issue-Oriented Militant Movements; Political Handbook of the World.
Sites Internet, y compris : Amnesty International (AI), États-Unis – Department of State, European Country of Origin Information Network (ecoi.net), Freedom House, Human Rights Watch (HRW), Institute for War and Peace Reporting (IWPR), International Crisis Group (ICG), Memorial Institute for the Prevention of Terrorism (MIPT), Overseas Security Advisory Council (OSAC), World News Connection/Dialog.