Le HCR demande de suspendre les expulsions vers la Côte d'Ivoire

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 21 janvier 2011 au Palais des Nations à Genève.

Avec la persistance de la situation instable en Côte d'Ivoire, le HCR se félicite de la coopération constructive des pays voisins envers les réfugiés. La Guinée et le Libéria ont officiellement déclaré qu'ils octroiront automatiquement le statut de réfugiés aux Ivoiriens à leur arrivée sur une base prima facie. En Europe, parallèlement, des pays ont cessé les expulsions, y compris celles de demandeurs d'asile déboutés.

Le HCR publie ce matin une recommandation aux gouvernements à travers le monde les exhortant à en faire de même et à suspendre tous les retours forcés vers la Côte d'Ivoire dans l'attente d'une amélioration de la situation en matière de sécurité et de respect des droits humains.

Depuis les élections du 28 novembre, de nombreux incidents de violence et des violations des droits humains ont été rapportés, y compris contre des femmes, des enfants et des personnes déplacées. Des enlèvements, des disparitions, des exécutions extrajudiciaires et des actes de violences se seraient déroulés à Abidjan et ailleurs dans le pays.

Actuellement, il reste quelque 18 000 personnes déplacées internes dans l'ouest du pays, et environ 30 000 réfugiés au Libéria voisin, alors qu'en Guinée nous avons déjà enregistré 340 réfugiés. Le nombre de personnes arrivant au Ghana, au Mali et au Burkina Faso est relativement faible et se situe en-dessous du niveau où serait déclenchée une opération du HCR en réponse à une situation d'urgence.