Libéria – le travail de préparation du camp pour les réfugiés ivoiriens continue

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 25 janvier 2011 au Palais des Nations à Genève.

La première phase du travail pour la préparation du camp de réfugiés à Bahn s’est achevée. Elle a inclu l’identification, le mesurage et le défrichage du site de ce camp dans une région isolée située à l’est du Libéria. La phase initiale du travail s’est avérée plus difficile que prévu. Le travail a duré trois semaines et a nécessité l’intervention de 200 hommes recrutés localement équipés de machettes et de machines pour défricher 80 hectares de jungle pour le site. L’arrivée de machines lourdes du HCR – un bulldozer et un compacteur depuis la Sierra Leone ont aidé à accélérer le rythme. La construction du principal centre de réception du camp commence cette semaine. Le centre aura 14 abris avec une capacité d’accueil respective de 500 réfugiés. D’autres installations du camp vont inclure des latrines, des douches, la sécurité, les sites d’enregistrement et de distribution, la cuisine, la cantine, l’entrepôt de stockage, le dispensaire pour les examens médicaux, les puits d’eau et les bureaux. Le HCR a également recruté localement des maçons pour aider à construire les installations dans le camp. Les premiers réfugiés ivoiriens y seront accueillis dès que les installations et les services essentiels seront en place. Selon les estimations, le Libéria accueille désormais plus de 30 000 réfugiés qui ont fui les violences et les tensions post-électorales en Côte d’Ivoire. Un grand nombre d’entre eux ont traversé la frontière vers le Libéria à travers la forêt pour éviter les routes encombrées et les points de passage frontière officiels. Des réfugiés ivoirien

s sont accueillis dans plus de 20 villages dispersés autour de la ville de Saclepea dans le comté de Nimba. Leurs hôtes libériens les hébergent dans leur maison et partagent les infrastructures existantes, y compris des écoles et des centres de santé.

De nombreux Libériens se rappellent encore de leurs années passées en Côte d'Ivoire en tant que réfugiés. D'autres partagent la même culture, la plupart parlent la même langue et ont les mêmes croyances. Les ressources étant cependant rares, les personnes partagent ce qu'ils ont avec les réfugiés, particulièrement quand ils se considèrent « frères » et « soeurs » avec eux.

Le HCR a également commencé les distributions de vivres et d'articles de secours aux réfugiés qui vivent dans les communautés locales. Ces efforts sont toutefois entravés par la saison des pluies et les routes impraticables menant vers les communautés d'accueil.