Soudan du Sud : Afflux croissant de réfugiés depuis le Sud-Kordofan

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 16 septembre 2011 au Palais des Nations à Genève.

Plus de 8 000 civils ont fui vers la République indépendante du Soudan du Sud pour échapper aux combats dans l'Etat du Sud-Kordofan au Soudan voisin.

Les nouveaux arrivants sont principalement des réfugiés de la région des montagnes de Nuba au centre du Soudan, qui avaient commencé à rejoindre le Soudan du Sud en juillet suite aux lourds combats et aux bombardements aériens. Toutefois, depuis la semaine dernière, il y a une augmentation des arrivées avec jusqu'à 500 personnes par jour. On comptait 100 personnes par jour au mois d'août.

Ce sont les premiers réfugiés qui rejoignent le Soudan du Sud, depuis son accession à l'indépendance, et nous attendons davantage d'arrivées avec des informations persistantes faisant état de bombardements aériens au Sud-Kordofan. Parmi les nouveaux arrivants se trouvent également des Soudanais du Sud qui vivaient dans l'Etat du Sud-Kordofan avant d'avoir été obligés à rentrer du fait de la violence.

La plupart des personnes déplacées ont marché durant des jours en quête de sécurité dans l'Etat d'Unity au Soudan du Sud, qui est frontalier avec des régions instables, en l'occurence les Etats d'Abyei, du Sud-Kordofan et du Nil Bleu.

Ces personnes sont actuellement dispersées dans des zones reculées au nord de l'Etat d'Unity où le manque de pistes d'aéroport et de routes entrave l'accès humanitaire. Pour se rendre auprès de ces personnes, les agences humanitaires utilisent des quads - l'un des rares moyens de transport dans cette zone. Ces motos tout terrain peuvent transporter seulement quelques personnes et un peu de matériel à chaque trajet. Dans la région, des vivres fournis par le PAM ont dû être récemment largués par avion.

Le HCR a mené une opération d'enregistrement à la frontière et a identifié les personnes les plus vulnérables parmi les nouveaux arrivants pour un suivi individuel. Nous finançons une clinique mobile pour répondre aux besoins en soins de santé, et nos partenaires travaillent pour améliorer les installations de distribution d'eau et d'assainissement et fournir un traitement aux personnes en état de malnutrition sévère. Parallèlement, nous développons un site pour transférer les réfugiés hors de la zone frontalière. Le travail inclut la construction d'équipements pour la santé, l'école, la distribution d'eau potable et l'assainissement.

Le transport de milliers de déplacés vers le site sera difficile à cause de l'absence ou de la très mauvaise qualité des routes. Les autorités de l'Etat d'Unity ont débuté des réparations urgentes pour rouvrir les routes aux voitures et aux camions. Dans cette attente, la plupart des déplacés devront toutefois rejoindre le nouveau site à pied. Des transports seront spécifiquement organisés pour les personnes les plus vulnérables, afin de leur éviter un trajet difficile.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter

  • A Genève : Fatoumata Lejeune-Kaba, +41 79 249 3483