Le nombre de personnes qui ont fui au Malawi est passé de près de 17 000 en 2013 à plus de 37 000 en mars 2018 et de nouveaux demandeurs d'asile arrivent chaque mois, en particulier depuis la République démocratique du Congo.

La plupart des personnes relevant de la compétence du HCR vivent dans le camp de réfugiés de Dzaleka, qui compte près de 34 000 habitants, près de Lilongwe, la capitale. Plus de 3 000 demandeurs d'asile mozambicains se trouvent par ailleurs dans le camp de réfugiés de Luwani, dans le sud du pays.

En 2018, notre travail consistera notamment à faire en sorte que les réfugiés et les demandeurs d'asile bénéficient d'une protection internationale et aient accès à l'éducation et aux soins de santé, ainsi qu'à la nourriture, au logement, à l'eau et à des installations sanitaires, et qu'ils aient la possibilité de gagner leur vie.

Nous travaillons avec le gouvernement pour examiner des solutions durables telles que l'intégration locale, le rapatriement volontaire ou le retour, et la réinstallation. L'accent sera mis sur l'obtention d'un soutien pour l'intégration des réfugiés dans les systèmes nationaux et la décongestion du camp de Dzaleka. Le gouvernement a fait part de son intention de mettre en œuvre le Cadre d’action global pour les réfugiés au Malawi.

L'approche sera désormais centrée sur l’installation et l’autonomie des populations. Cela signifie que le HCR soutiendra une réforme du cadre juridique, ainsi que l’amélioration du processus de détermination du statut de réfugié. Il faudra pour cela mettre en place des partenariats plus importants et partager davantage les responsabilités.

Le rapatriement volontaire depuis le camp de réfugiés de Luwani de 3 371 Mozambicains, qui avaient exprimé le désir de rentrer chez eux en mars 2017, est retardé dans l’attente d’un accord entre les gouvernements du Malawi et du  Mozambique ainsi que le HCR.

Mis à jour le 18 juin 2018.