Kazakhstan : Le HCR est préocuppé quant à un réfugié ouzbek emprisonné

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 30 juin 2006 au Palais des Nations à Genève.

L'UNHCR est préoccupé par la situation d'un réfugié ouzbek arrêté par des agents de sécurité kazakhs le 24 juin dernier à Almaty. Ce réfugié ouzbek, qui vivait dans ce pays avec sa famille depuis sept ans, est en prison depuis son arrestation et l'UNHCR n'a pas pu lui rendre visite. Le réfugié a réussi à joindre par téléphone son épouse. Celle-ci a indiqué que son mari pense que c'est l'Ouzbékistan qui aurait demandé son arrestation. Le Kazakhstan devrait décider de son expulsion dans les 10 jours, a indiqué son épouse.

Après avoir appris son arrestation, l'UNHCR a immédiatement contacté les autorités kazakhes pour rendre visite au réfugié et en savoir un peu plus sur les accusations dont il fait l'objet. Malgré les assurances de coopération entre le Ministre des Affaires étrangères, il a seulement été dit à notre bureau au Kazakhstan que nous devons attendre jusqu'à ce « qu'une enquête interne sur son cas ait été achevée ». Malgré plusieurs demandes de la part de l'UNHCR durant ces six derniers jours, nous n'avons toujours aucune autre information et n'avons pas pu lui rendre visite.

Le réfugié ouzbek est arrivé au Kazakhstan en 1999 en raison des craintes de persécution du fait de sa pratique de l'Islam en dehors des mosquées gérées par les autorités ouzbèkes. Il a obtenu le permis de résidence au Kazakhstan en 2003. Il est venu pour la première fois au bureau de l'UNHCR en 2005 pour solliciter le statut de réfugié après que des agents de sécurité kazakhs soient venus le voir chez lui. Il a déclaré que tous les documents d'identité de sa famille ont été confisqués.

Après une procédure exhaustive de détermination de statut de réfugié, l'UNHCR a reconnu ce ressortissant ouzbek comme réfugié en juin 2006. La procédure a inclus également une confirmation des autorités kazakhes selon laquelle aucune accusation criminelle n'a été prononcée à son encontre.

Le Kazakhstan est signataire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et a toujours respecté ses obligations internationales. En juillet 2005, le Kazakhstan a arrêté un activiste des droits de l'homme ouzbek, à la demande des autorités ouzbèkes, mais l'ont finalement relaxé et remis au soin de l'UNHCR. La décision principale est arrivée au moment où les deux pays voisins subissent d'importantes pressions de l'Ouzbékistan pour refouler les demandeurs d'asile et réfugiés ouzbeks.

L'UNHCR encourage fortement le Kazakhstan à continuer à adhérer aux principes de la protection internationale et en appelle au gouvernement à ne pas refouler ce réfugié et de permettre de lui rendre visite immédiatement.