Le Haut Commissaire en mission dans le sud du Caucase

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Jennifer Pagonis – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 15 août 2006 au Palais des Nations à Genève.

Aujourd'hui, le Haut Commissaire António Guterres démarre une mission de six jours dans le sud du Caucase, en Azerbaïdjan, en Géorgie et en Arménie. En avril, le Haut Commissaire s'était rendu en Fédération de Russie et notamment dans les républiques du nord du Caucase en Ossétie-Alanie du nord, Ingouchie et Tchétchénie. Pendant sa visite de ces trois pays, le Haut Commissaire rencontrera des représentants du gouvernement, des réfugiés et des déplacés.

La région du sud du Caucase, avec plus d'un million de réfugiés et de personnes déplacées, est une zone opérationnelle clé pour l'UNHCR en Europe avec un budget annuel global de 9,4 millions de dollars. La mission portera sur le rôle renforcé de soutien par l'UNHCR dans les efforts en cours pour la résolution de conflit et le dialogue politique dans la région. Les accords de paix et la stabilité permettront le retour et la réintégration des réfugiés et des personnes déplacées internes.

Le déplacement dans la région du sud du Caucase résulte de conflits prolongés. En Azerbaïdjan et en Arménie, le déplacement est lié à 15 ans de conflit non résolu et du futur statut de la région du Nagorno Karabakh. En Géorgie, l'UNHCR prend part à deux processus de paix parallèles actuellement en cours en Ossétie du Sud et en Abkhazie.

L'UNHCR est prêt à être activement impliqué dans le processus de paix et à développer, avec les gouvernements concernés, un plan pour le retour dans le cadre d'une résolution du conflit.

Pendant sa mission, António Guterres va rencontrer des réfugiés tchétchènes à Bakou, en Azerbaïdjan, ainsi que dans la vallée de Pankisi en Géorgie. On compte environ 1 800 réfugiés tchétchènes en Géorgie et environ 2 200 en Azerbaïdjan. Trouver des solutions durables pour ce groupe a été extrêmement difficile à cause des retours très limités et des faibles possibilités d'intégration ou de réinstallation. Nous encourageons les gouvernements de la région à continuer à fournir la protection internationale aux réfugiés tchétchènes selon la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et nous sommes prêts à les aider à construire et à renforcer les systèmes nationaux pour l'asile.