La fermeture des camps commence dans le nord de l'Ouganda alors que les déplacés rentrent chez eux

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ron Redmond – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 11 septembre 2007 au Palais des Nations à Genève.

Les deux premiers camps de déplacés internes, sur un total de 40, ferment aujourd'hui au nord de l'Ouganda, dans la région de Lango, car la plupart des personnes déplacées internes rentrent chez elles. C'est le résultat de l'amélioration de la situation sécuritaire, des discussions de paix en cours entre le gouvernement ougandais et l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) et plus généralement de l'amélioration de la liberté de mouvement. Selon les estimations, environ 92 pour cent des quelque 466 000 personnes déplacées internes, au plus fort du déplacement en 2005, sont maintenant rentrées chez elles. Les camps dans la région de Lango avaient été établis entre 2002 et 2004.

Cependant, la situation est différente dans la région d'Acholi, où se trouvent plus d'1,1 million de personnes déplacées internes depuis 2005, et là plus de 63 pour cent de ces personnes sont encore dans des camps. La poursuite des pourparlers de paix et l'amélioration continue de la sécurité nous font espérer que davantage de déplacés internes décideront rentrer chez eux.

Ce matin, le Ministre ougandais pour les réfugiés, l'Aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe, le délégué de l'UNHCR à Kampala et d'anciens déplacés internes vont symboliquement fermer les camps déserts de Otwal Railway et Agweng en démolissant les huttes et en plantant des arbres. La fermeture des 40 camps dans la région de Lango devrait achever d'ici la mi-2008.

Nous sommes l'agence en charge de la gestion des camps en Ouganda. La fermeture des camps inclura la destruction des huttes vides, la destruction des latrines et le nivellement des sols. De plus, là où se sera nécessaire, une équipe de déminage nettoiera la zone. Le budget de cette phase de fin d'activité est de 5 000 dollars par camp. Le coût total pour la fermeture programmée de ces premiers 40 camps est de 200 000 dollars.

Certains sites de personnes déplacées internes avaient été installés autour de centres importants de commerce et continueront à accueillir un nombre conséquent d'habitants. L'UNHCR a l'intention de transformer tous les sites accueillant encore des personnes déplacées internes en communautés viables. Les comités de fermeture des camps identifieront ces anciens camps et conseilleront sur les activités permettant de faciliter leur transformation en communautés durables. Le budget pour ces activités est de 18 000 dollars par camp et déjà trois sont prévus pour de telles transformations. L'UNHCR prendra en charge la réhabilitation environnementale et l'éducation à l'environnement en consultation avec la communauté d'accueil et les autorités locales. En fonction des fonds disponibles, un soutien au rétablissement d'un marché, à la réhabilitation de routes, des structures de santé et d'éducation, la plantation d'arbres, des soutiens à l'autosuffisance etc. seront également mis en place.

Au pic de la crise du déplacement en 2005, on comptait quelque 242 camps abritant 1 842 500 personnes déplacées internes contraintes de fuir leurs maisons à cause de la guerre entre la LRA et les forces armées ougandaises. A la fin juin 2007, 539 550 personnes déplacées internes étaient rentrées chez elles et quelque 916 000 personnes déplacées demeuraient toujours dans les camps. 381 000 ont été déplacées vers de nouveaux sites plus près de leurs villages d'origine.