Le HCR réitère sa préoccupation sur les expulsions forcées vers l'Iraq, un pays en proie à la violence

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 11 décembre 2009 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR est choqué et bouleversé par les récents attentats et la violence continue en Iraq, qui ont fait des centaines de morts et de blessés cette semaine.

Malgré les efforts mis en œuvre par les autorités, la situation sécuritaire reste précaire. Pour cette raison, les lignes directrices du HCR sur les Iraquiens (révisées dernièrement en avril 2009) devraient continuer à être appliquées et les pays doivent s'abstenir d'expulser de force des Iraquiens originaires de la région du centre de l'Iraq vers les gouvernorats considérés comme dangereux. Ces gouvernorats sont ceux de Bagdad, Ninewa, Salah al Din, Diyala, Tameem (Kirkuk).

Dans les lignes directrices que nous avons publiées fin avril, nous avons noté qu'en vue de sérieuses violations des droits humains et des incidents de sécurité continus survenant à travers l'Iraq, majoritairement dans les gouvernorats du centre du pays, les demandeurs d'asile originaires de ces régions devraient être considérés comme ayant besoin d'une protection internationale. Le HCR conseille par conséquent de ne pas expulser de force vers l'Iraq des personnes originaires du centre de l'Iraq, jusqu'à ce qu'une amélioration substantielle de la situation de sécurité et des droits humains survienne dans le pays.

Concernant les demandeurs d'asile originaires des trois gouvernorats du nord, ainsi que de ceux qui sont originaires des gouvernorats du sud et d'Al Anbar, le HCR recommande que soient évalués individuellement leurs besoins de protection.

Alors que le nombre des incidents de sécurité a réduit, de nombreux groupes ethniques et religieux continuent à être confrontés à des menaces significatives en Iraq. Les bureaux du HCR dans d'autres pays indiquent le nombre des réfugiés de retour vers l'Iraq est contrebalancé par celui des nouveaux arrivants.