Le HCR est préoccupé par le risque d'un déplacement de population accru près d'Abyei au Soudan

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 31 mai 2011 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR est préoccupé par le risque d'un déplacement civil accru dans la région du sud d'Abyei au Soudan. Lors d'une visite sur le terrain en fin de semaine dernière, nos collègues ont constaté que la ville s'était vidée de sa population qui compte habituellement entre 50 000 et 55 000 habitants. De nombreux combattants étaient présents dans les rues. Des pillages s'effectuaient au grand jour, et les pilleurs paraissaient assembler les butins par lots.

L'équipe des Nations Unies qui a mené cette visite a constaté un afflux de civils se dirigeant vers le sud et au-delà d'Agok. Plusieurs villages situés juste au sud d'Abyei ont été brûlés. De nombreuses personnes disaient craindre une attaque imminente contre la ville d'Agok.

A ce jour, 31 256 personnes ont déjà été enregistrées dans l'Etat de Warrap et 27 961 autres dans la ville d'Agok - qui fait partie de la circonscription d'Abyei. Nous avons également vu de plus petits nombres de déplacés dans les Etats voisins au sud-ouest d'Abyei.

Des équipes d'évaluation essayent actuellement d'accéder à des zones isolées é cause de l'insécurité et de fortes pluies. A Agok, des personnes déplacées nous ont indiqué que de nombreux civils s'étaient cachés dans la brousse pour éviter d'être pris au piège dans les combats. Nous avons vu plusieurs cas de familles séparées durant les violences.

Hier soir, les pillages et les tirs sporadiques continuaient. Des collègues ont vu des camions transportant des objets pillés hors d'Abyei.

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