Le HCR et le HCDH demandent instamment aux autorités cambodgiennes de leur accorder l'accès aux Montagnards vietnamiens qui se cachent

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 19 décembre 2014 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR et le HCDH sont de plus en plus préoccupés par la santé et le bien-être de 13 Montagnards vietnamiens qui se cachent depuis sept semaines dans la jungle cambodgienne sans accès à aucune assistance ni protection.

Le groupe se trouve dans le nord-est de la province cambodgienne de Ratanakiri et leur situation est extrêmement précaire. Selon nos informations, ils souffriraient de diverses affections physiques dont la dengue et la malaria et, de crainte d'être arrêtés et expulsés, ils ne veulent pas se risquer à sortir. Ils ont indiqué à des sources locales qu'ils avaient fui des persécutions religieuses dans leur pays et qu'ils souhaitaient demander l'asile.

Une équipe composée du ministère de l'Intérieur du Cambodge, du HCR et du HCDH s'est rendue à Ratanakiri jeudi dernier (11 décembre) pour s'entretenir avec les autorités locales et les Montagnards. Ils ont convenu que si le groupe faisait part de sa volonté de demander l'asile, ils seraient emmenés à Phnom Penh pour être en mesure de le faire.

Malgré les instructions émanant du Premier ministre adjoint et ministre de l'Intérieur H.E. Sar Kheng incitant à coopérer avec cette équipe commune, les autorités locales de Ratanakiri ont refusé qu'elle rencontre le groupe ou qu'elle les achemine vers la capitale. Ce matin, les autorités provinciales ont empêché les Nations Unies d'accéder aux villages d'ethnie jarai dans la zone. Dans le même temps, des fonctionnaires des Nations Unies ont appris que la police provinciale continuait de rechercher les individus, probablement dans l'intention de les renvoyer au Vietnam.

Le HCR et le HCDH prient les autorités cambodgiennes de prendre des mesures urgentes pour veiller à ce que le groupe de Montagnards soit escorté vers Phnom Penh et se voie accorder l'accès à la procédure d'asile conformément à la Convention de 1951 sur les réfugiés et au sous-décret cambodgien relatif aux réfugiés et aux demandeurs d'asile.

Le Cambodge est signataire de la Convention de 1951 sur les réfugiés et a commencé à enregistrer et à instruire des demandes d'asile fin 2009.

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