Inquiétude du HCR sur des retours forcés de réfugiés et de demandeurs d'asile depuis le Soudan

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Melissa Fleming – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 04 juillet 2014 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR est vivement préoccupé par de récents retours forcés, ou refoulements, d'Erythréens ainsi que de demandeurs d'asile et de réfugiés d'autres nationalités, depuis le Soudan. Un incident a notamment eu lieu lundi 30 juin à l'est du Soudan, où 74 Érythréens ont été refoulés en Erythrée via le point de passage frontière de Laffa, selon des informations fournies par les services soudanais pour l'immigration.

Les demandeurs d'asile ont été déclarés coupables d'entrée illégale au Soudan, selon les lois nationales sur l'immigration. Ils n'ont pas eu accès aux procédures pour obtenir le statut du réfugié et faire examiner leur demande d'asile par les autorités compétentes.

Ces retours forcés de demandeurs d'asile sont assimilés à un refoulement et constituent une violation de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés ainsi que de la loi soudanaise de 2014 sur le droit d'asile.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés rappelle au Gouvernement du Soudan ses obligations en vertu de la législation internationale et soudanaise. Le HCR exhorte également les autorités soudanaises à permettre à tous les demandeurs d'asile un accès immédiat aux procédures pour déposer une demande d'asile et à la protection contre le refoulement.

On compte plus de 160 000 réfugiés et demandeurs d'asile au Soudan, principalement originaires de l'Érythrée, de l'Éthiopie, de la République démocratique du Congo, du Tchad et du Soudan du Sud.