HCR - Le retour des réfugiés rohingyas doit se dérouler conformément aux normes internationales

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 24 novembre 2017 au Palais des Nations à Genève.

Hamida, 22 ans (au centre) et son fils Mohammed, un an, attendent de recevoir une aide alimentaire au côté de centaines d'autres réfugiés rohingyas, dans le camp de réfugiés de Kutupalong, au Bangladesh.

Hamida, 22 ans (au centre) et son fils Mohammed, un an, attendent de recevoir une aide alimentaire au côté de centaines d'autres réfugiés rohingyas, dans le camp de réfugiés de Kutupalong, au Bangladesh.  © HCR / Andrew McConnell

Le HCR prend note des informations selon lesquelles les gouvernements du Bangladesh et du Myanmar sont parvenus à un accord sur le retour des réfugiés rohingyas au Myanmar. Quelque 622 000 personnes ont déjà fui le nord de l'État de Rakhine au Myanmar, depuis le 25 août, en raison d'une vague de violence causée par le déni de citoyenneté et des décennies de discrimination.

Le HCR n'a pas encore pris connaissance des détails de l'accord. Les réfugiés ont le droit de rentrer chez eux, et un cadre leur permettant d'exercer ce droit conformément aux normes internationales sera le bienvenu. Cela signifie avant tout que le retour doit être librement consenti et se dérouler dans la sécurité et la dignité, ce qui ouvrira la voie à des solutions durables.

Actuellement, les conditions dans l'État de Rakhine au Myanmar ne sont pas réunies pour des retours sûrs et durables. Des réfugiés continuent de fuir, et beaucoup d'entre eux ont été victimes de violences, de viols et de graves préjudices psychologiques.  Certains ont été témoins des décès de leurs proches et d'amis. La plupart n'ont nulle part où rentrer, leurs maisons et leurs villages ayant été détruits. De profondes divisions entre les communautés demeurent sans solution. L'accès humanitaire dans le nord de l'État de Rakhine reste pratiquement impossible.

Il est essentiel que les retours ne se déroulent pas précipitamment ou prématurément, sans le consentement éclairé des réfugiés ou les bases fondamentales de solutions durables en place. Les individus doivent pouvoir rentrer chez eux, sans être confinés dans des endroits précis. Il sera également essentiel de lutter contre les causes profondes de leur fuite en exil, y compris l’apatridie, selon les recommandations de la « Rakhine Advisory Commission. »

Le HCR se tient prêt à examiner les détails de l'accord entre les deux pays ainsi qu’à aider les deux gouvernements à œuvrer, pour les réfugiés rohingyas, en faveur d'une solution durable qui réponde aux normes internationales sur les questions de réfugiés et de droits humains.

 

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