Le HCR salue les efforts de l'Europe pour les sauvetages en mer Méditerranée

Des arrivants au port de Messine en Sicile après une opération de secours en mer. Des employés du HCR sont présents pour les informer sur les procédures de protection internationale alors qu'ils sont dans une file d'attente pour être identifiés par les autorités locales.   © HCR / Marco Rotunno

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, s’est félicité de l'intervention des garde-côtes italiens qui, en collaboration de Frontex, l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures, ont porté secours à quelque 1500 personnes à bord d’embarcations confrontées à une mer démontée et à des conditions dégradées en Méditerranée ces trois derniers jours.

Après le naufrage connu d'au moins une embarcation légère et surchargée au large des côtes libyennes, les autorités européennes ont repêché au moins huit corps sans vie. Selon les garde-côtes italiens, un navire français opérant dans le cadre des opérations de Frontex a repéré et secouru samedi quatre personnes dérivant en haute mer à une distance de 30 à 40 miles (48 à 64 kilomètres) au large des côtes libyennes.

Selon les premiers témoignages des survivants, au moins 100 personnes avaient embarqué à bord d’un canot pneumatique qui s'est dégonflé à environ 48 à 64 kilomètres au large de la Libye, entre Tripoli et Misrata. La nuit dernière (14 janvier), les garde-côtes italiens ont par ailleurs secouru 34 personnes à proximité d'une plateforme pétrolière, à environ 88 kilomètres au large des côtes libyennes. 

Les autorités italiennes font également état de trois survivants qui avaient été repêchés lors d'une autre opération de sauvetage et qui sont décédés d'hypothermie depuis lors, ainsi que de deux autres personnes mortes de suffocation à bord du canot pneumatique.

Les victimes et les survivants secourus lors des récents efforts de sauvetage ont été débarqués samedi à Lampedusa et dimanche dans la ville portuaire de Messine, sur la côte nord-est de la Sicile. Des employés du HCR ont apporté leur assistance durant les opérations et les obsèques des victimes. 

« Vu le démarrage tragique de l'année 2017 en Méditerranée, je suis vraiment encouragé de constater que la première priorité est de sauver des vies humaines, comme en témoignent les opérations de sauvetage menées par les garde-côtes italiens et Frontex qui n’ont pas hésité à braver de violentes intempéries pour porter secours à un si grand nombre de personnes », a déclaré Vincent Cochetel, chef du Bureau du HCR pour l’Europe.

« Les survivants, tant réfugiés que migrants, ont traversé d'inimaginables souffrances physiques et psychologiques », a-t-il ajouté, en précisant que le HCR travaillera en étroite collaboration avec les autorités pour les orienter vers les services de santé.

Avec plus de 5000 décès enregistrés, l'année 2016 a été la plus meurtrière de toutes en Méditerranée, un chiffre à comparer aux 3771 morts dénombrés en 2015.

Le démarrage meurtrier de l'année 2017 souligne l’urgence pour les États d’intensifier les voies légales d'accès en Europe pour les réfugiés — qu'il s'agisse de réinstallation, de parrainage privé ou de regroupement familial — afin que ces derniers n’aient pas à s'en remettre à des passeurs sans scrupule qui les entraînent dans ces traversées périlleuses.

 

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