Le HCR lance une mise en garde contre l'escalade de la crise sur l'île de Manus

Des demandeurs d'asile devant leur habitation dans le centre de traitement des demandes d'asile à Lombrum, Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les centres de rétention de réfugiés font l'objet de préoccupations de la part de la communauté internationale concernant les conditions difficiles et le manque de protection subis par les arrivants en bateau en Australie qui sont transférés dans cette île voisine.   © HCR / Vlad Sokhin

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est gravement préoccupé par la détérioration des conditions au Centre régional de traitement des demandes d’asile sur l'île de Manus, alors que les autorités cherchent à transférer les résidents à Lorengau ou ailleurs en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'annonce sur la fermeture de ce centre, en l'absence de solutions de rechange appropriées, cause une détresse aiguë chez les réfugiés et les demandeurs d'asile. Le HCR est profondément attristé par la mort tragique d'un jeune réfugié hier, qui souligne également la situation précaire pour les personnes vulnérables sur l'île de Manus.

La fermeture planifiée de ce Centre, ainsi que le retrait annoncé des soins médicaux, des prestations de soutien aux victimes de torture et de traumatismes ainsi que des services de sécurité en octobre 2017, exacerbent une situation très stressante pour les 773 personnes se trouvant sur l'île de Manus. Beaucoup craignent pour leur sécurité hors du Centre, en particulier à la suite de plusieurs incidents violents ces dernières années.

Pour éviter de nouvelles tragédies et une escalade de la crise, la fermeture prévue du Centre de traitement régional sur l'île de Manus ne doit survenir seulement dans le cadre de la poursuite des services essentiels, et conformément à la responsabilité permanente de l'Australie pour les réfugiés et les demandeurs d'asile ayant été transférés en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Nauru. Toute réduction supplémentaire de l’aide essentielle aux réfugiés et aux demandeurs d'asile transférés par l'Australie vers la Papouasie-Nouvelle-Guinée ajouterait à de sérieux risques pour la santé et la sécurité des personnes détenues depuis les quatre dernières années.

Le HCR réitère son appel à l'Australie pour trouver d'urgence des solutions viables et humaines hors de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et de Nauru pour les personnes dépendant d'arrangements de traitement extraterritoriaux pour leurs demandes d’asile.

 

Contacts médias :

Catherine Stubberfield | +61 424 545 569 | [email protected]

 


Représentation régionale du HCR à Canberra

La Représentation régionale du HCR, basée à Canberra, est responsable de la promotion et de la protection des droits des réfugiés en Australie, îles Cook, États fédérés de Micronésie, Fidji, Kiribati, îles Marshall, Nauru, Nouvelle-Zélande, Nioué, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, îles Salomon, Tonga, Tuvalu et Vanuatu.