Le HCR est consterné par les informations faisant état de la noyade de réfugiés dans le golfe du Bengale

Des réfugiés rohyngias fuyant la violence au Myanmar arrivent dans des bateaux de pêche dans la zone de Teknaf au sud-est du Bangladesh, le 6 septembre 2017.   © HCR / Vivian Tan

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, accueille avec tristesse les informations sur une toute nouvelle tragédie survenue dans le golfe du Bengale, où 14 réfugiés rohingyas se seraient noyés lors du chavirage de leur bateau jeudi durant leur quête de sécurité au Bangladesh.

Parmi les morts, on compte cinq fillettes, quatre jeunes garçons et cinq femmes originaires du nord de l'État de Rakhine. Parmi les 27 survivants se trouvaient huit femmes et sept enfants ; 12 personnes ont été transportées vers des hôpitaux locaux.

« C’est consternant que des réfugiés fuyant la violence se soient noyés alors qu’étaient en vue la terre et la sécurité qu'ils recherchaient désespérément », a déclaré Indrika Ratwatte, directrice du HCR pour la région Asie-Pacifique. « Le nombre de femmes et d'enfants victimes de cette tragédie nous rappelle que les personnes plus vulnérables sont souvent les plus touchées », a-t-elle ajouté.

Le personnel du HCR de retour depuis des camps de réfugiés dans le sud-est du Bangladesh jeudi en fin d’après-midi a rencontré des habitants qui portaient secours à 27 réfugiés rohingyas après le chavirage, non loin de la côte, du bateau à bord duquel ils s'étaient enfuis du Myanmar. Les corps sans vie de 14 personnes ont également été retrouvés à la plage d’Inani, une plage recouverte de fragments tranchants de corail au sud de Cox's Bazar.

Les survivants n'ont pas pu dire combien de personnes au total se trouvaient à bord du bateau. Ils ont expliqué avoir quitté le Myanmar mercredi soir. Jeudi après-midi, le golfe du Bengale a été battu par de fortes vagues et des vents violents. Le bateau a dérivé de sa course. Selon notre personnel sur place, le bateau se trouvait tout près de la côte lorsqu'il a chaviré - à un endroit où les réfugiés ne débarquent pas souvent.

Le HCR a mobilisé des ambulances, la police et les autorités médicales pour intervenir.

Selon des informations non confirmées, il manquerait un second bateau.

 

Contacts médias: