Le HCR est profondément attristé par les pertes en vies humaines en mer au large de la Libye

Plus de 1 100 réfugiés et migrants ont perdu la vie en Méditerranée au cours du premier semestre 2018.

Vue aérienne de la mer Méditerranée au sud de la Sicile. Photo d'archives, mai 2011.   © HCR/Frederic Noy

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est profondément attristé par la toute dernière tragédie en Méditerranée. Le 29 juin, au moins 100 personnes ont trouvé la mort après le naufrage d'un bateau transportant 123 réfugiés et migrants au large de Tajoura en Libye.

Selon les survivants, le canot pneumatique bondé et impropre à la navigation, à bord duquel ils se trouvaient, a coulé en mer. Les survivants ont nagé pendant une heure avant d'être secourus par les garde-côtes libyens.

« C'est le pire jour de ma vie. Je ne savais pas si je devais me sauver moi-même, mes enfants ou mes amis », a déclaré au HCR l'un des survivants, après avoir été secouru.

Parmi ces personnes décédées se trouvaient 70 hommes, 30 femmes et trois bébés. Les garde-côtes libyens ont secouru 16 personnes, alors que plus de 80 corps sans vie ont été laissés en mer.

Le même jour, quelque 300 réfugiés et migrants ont été débarqués par les garde-côtes libyens à la base navale de Tripoli, dont 15 enfants et 40 femmes.

Le HCR et ses partenaires étaient présents aux deux points de débarquement et ont fourni une assistance médicale et humanitaire d'urgence aux survivants, avant leur transfert par les autorités dans des centres de détention.

Le HCR est préoccupé par le nombre croissant de personnes qui trouvent la mort sur l’itinéraire de la Méditerranée centrale et appelle à une action internationale concertée pour éviter de nouvelles tragédies.

 

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