Le chef du HCR appelle à poursuivre le soutien envers le Liban

Abdulhay, un réfugié syrien de huit ans, accueille le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, lors de sa visite dans une installation informelle de réfugiés à Mhammara, au Liban.

Abdulhay, un réfugié syrien de huit ans, accueille le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, lors de sa visite dans une installation informelle de réfugiés à Mhammara, au Liban.  © HCR/Andrew McConnell

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a conclu aujourd'hui une visite de deux jours au Liban, en rendant hommage au gouvernement et au peuple libanais pour continuer d’héberger le plus grand nombre de réfugiés par habitant au monde. Lors de ses entretiens avec de hauts représentants libanais - dont le président Aoun, le président du Parlement, les ministres des Affaires étrangères, de l'Intérieur, des Affaires sociales et des réfugiés ainsi que le directeur général de la Sûreté Générale (GSO) – Filippo Grandi a réaffirmé l'engagement du HCR à poursuivre le soutien au Liban, tant envers les réfugiés que les communautés libanaises. Il réitérera cet appel lors d'une importante conférence sur l'aide aux réfugiés syriens qui se tiendra à Bruxelles cette semaine.

« Après huit ans de cette guerre désastreuse, l'impact sur le Liban est très lourd et la communauté internationale ne peut pas détourner son attention », a déclaré Filippo Grandi, qui est arrivé au Liban après sa visite de trois jours en Syrie. Il a reconnu la lassitude du Liban qui accueille plus d'un million de Syriens depuis tant d'années, mais il a exprimé l'espoir que cela n'entraînerait pas de restrictions croissantes ce qui, selon lui, pourrait alimenter les tensions sociales.

Des réfugiés syriens ont déjà pris la décision de rentrer chez eux. Le personnel du HCR rencontre les personnes avant leur retour pour s'assurer qu’elles sont en possession des documents d’identité appropriés comme des certificats de naissance ou scolaires et qu'elles sont également présentes aux points de départ de tous les mouvements organisés par le GSO. L'accès aux réfugiés de retour est également requis en Syrie. Au cours de ses réunions à Damas, Filippo Grandi a demandé un accès accru du HCR aux lieux de retour - une mesure de restauration de la confiance - et que la présence du HCR soit renforcée afin d'apporter un soutien accru aux personnes déplacées et aux réfugiés de retour.

Lors d'une visite aujourd’hui auprès de familles vivant dans des installations informelles près de Tripoli, Filippo Grandi a entendu des témoignages, conformément aux enquêtes du HCR, selon lesquels la majorité des réfugiés ici souhaitent rentrer chez eux. Un petit nombre d'entre eux sont rentrés, mais beaucoup font part d’inquiétudes qui les retiennent de rentrer. « Les réfugiés syriens ont besoin d'avoir la certitude que leur retour se fera dans la sécurité et la dignité », a déclaré Filippo Grandi.

Il a ajouté que les inquiétudes mentionnées par les réfugiés concernent cinq domaines : la sûreté et la sécurité (représailles, persécutions, conscription militaire) ; le logement (réparation ou reconstruction des maisons détruites) ; l'accès aux services (écoles, soins de santé) ; les questions juridiques (documents d’identité, titres de propriété) et l'accès aux moyens de subsistance de base.

En Syrie, le HCR s'efforce actuellement de lever certains de ces obstacles, notamment en conseillant les autorités sur les questions de documents d’identité, en offrant aux rapatriés des réparations pour que les maisons endommagées puissent être réoccupées, en rénovant les écoles et les boulangeries, et en offrant une aide humanitaire initiale pour permettre la réintégration.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :