16 Journées d'action : Le HCR renouvelle son engagement à aider les femmes déracinées

Le chef du HCR António Guterres a renouvelé son engagement à éliminer les actes de violence subis par les femmes et les jeunes filles.

Le personnel du HCR s'est réuni dans l'atrium du siège de l'organisation pour témoigner de son engagement à ne jamais commettre, tolérer ou taire des actes de violence à l'encontre les femmes, au début des 16 Journées d'action.   © HCR photo

GENEVE, 25 novembre (HCR) - Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a renouvelé son engagement jeudi à éliminer les actes de violence auxquels sont continuellement confrontées des femmes et des jeunes filles réfugiées à travers le monde.

« Il va sans dire que les défis restent nombreux », a indiqué António Guterres dans un message adressé à cette occasion au personnel du HCR au début de la campagne annuelle des 16 Journées d'action pour éliminer les actes de violence contre les femmes, une campagne internationale lancée en 1991 par le premier institut international pour le leadership des femmes (Women's Global Leadership Institute).

Le thème de cette année est « Les structures de violence : l'examen du recoupement entre l'action militaire et la violence contre les femmes. » A ce sujet, le Haut Commissaire a indiqué que l'action militaire aggrave fréquemment la violence et la perpétue, favorisant une culture de la peur et de la division qui laisse libre cours à la violence et l'agression.

« L'incidence est disproportionnellement élevée pour les femmes et les jeunes filles, en particulier lorsque le viol et d'autres formes de violence sexuelle et sexiste sont utilisés comme armes de guerre », a-t-il affirmé.

António Guterres a également rappelé dans son message qu'il y a dix ans, le HCR s'est entretenu avec plus de 500 femmes réfugiées concernant leur situation en matière de protection. Suite à cet échange, le HCR a pris ses « cinq engagements à l'égard des femmes réfugiées » avec l'enregistrement et l'établissement de papiers personnels, des stratégies intégrées pour lutter contre la violence sexuelle et sexiste, la fourniture d'articles d'hygiène appropriés en quantité suffisante, la représentation paritaire au sein des comités de réfugiés et la participation égalitaire à la gestion des vivres et des articles non alimentaires.

« Avons-nous honoré ces engagements ? » a-t-il demandé, en ajoutant : « Dans l'ensemble, je dirais « oui ». L'enregistrement et l'établissement de papiers personnels pour les femmes réfugiées sont plus répandus. La participation des femmes aux comités de réfugiés et à la gestion des articles non alimentaires et des vivres est plus importante qu'auparavant. L'accès aux articles d'hygiène s'est amélioré. Et la quasi-totalité des bureaux ont établi des procédures opérationnelles standard pour déceler la violence sexuelle et sexiste et y répondre, bien que la prévalence de cette violence reste élevée, détruisant les vies des femmes et des jeunes filles dans le monde. »

Le Haut Commissaire a noté que, dans le contexte des activités de commémoration de son soixantième anniversaire, le HCR entamera une nouvelle série de dialogues régionaux portant essentiellement sur les femmes et les jeunes filles. Le premier de cette série a déjà eu lieu, à New Delhi, réunissant plus de 120 femmes et jeunes filles réfugiées et 70 hommes réfugiés originaires d'Afghanistan, de Myanmar, de Somalie et d'ailleurs.

António Guterres a également indiqué que les bureaux du HCR à travers le monde organiseront des festivités et activités visant à marquer les 16 Journées d'action pour prouver leur engagement à éliminer la violence sexuelle et à l'encontre des femmes. Nous participerons également à la campagne du Secrétaire général des Nations Unies « Dites NON - Tous unis pour mettre fin à la violence contre les femmes. »

A Genève, la Haut Commissaire assistante du HCR en charge de la protection Erika Feller s'est adressée au personnel du HCR, dont un grand nombre portaient le ruban blanc témoignant de leur engagement à ne jamais commettre, tolérer ou taire les actes de violence dirigés contre les femmes. Erika Feller a notamment cité une statistique stupéfiante selon laquelle, dans les provinces de l'est de la République démocratique du Congo, quelque 15 000 femmes - dont la plupart sont déracinées - ont été victimes d'un viol depuis le début de l'année 2010.

La période d'activités de cette campagne s'étend sur 16 jours et couvre également la Journée internationale des droits de la femme (29 novembre), la Journée mondiale contre le Sida (1er décembre) et la Journée mondiale pour les handicapés (3 décembre) et la Journée internationale des droits de l'homme (10 décembre).