Ouzbeks : Le HCR remercie les autorités kirghizes, espère une réinstallation rapide des Ouzbeks actuellement en Roumanie

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Jennifer Pagonis – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 2 août 2005 au Palais des Nations à Genève.

Une équipe de l'UNHCR de 14 personnes est arrivée en Roumanie au cours de ces derniers jours pour aider leurs collègues sur le terrain et les autorités nationales dans le cadre des procédures de réinstallation des 439 réfugiés ouzbeks arrivés vendredi dernier depuis le Kirghizistan. Les réfugiés, dont 74 femmes et 23 enfants, sont actuellement dans un centre de réception à Timisoara, où ils ont reçu des repas chauds et des produits de première nécessité tels que du savon, du shampoing, des serviettes et des draps, ainsi qu'une visite médicale.

L'équipe de l'UNHCR travaille en étroite collaboration avec différents pays qui ont annoncé leur intention d'accepter des réfugiés pour une réinstallation définitive. Des représentants d'un certain nombre de ces pays sont en Roumanie pour mener des entretiens avec les réfugiés en vue d'une réinstallation avec l'aide des équipes de l'UNHCR. Le but est d'être à la fois précis et aussi rapide que possible de façon à réduire l'attente des réfugiés qui ont déjà subi une épreuve importante, et de façon à respecter l'engagement pris auprès de la Roumanie que le séjour de ce groupe ne serait que temporaire et aussi court que possible. Les Ouzbeks ont fui vers le Kirghizistan rapidement après les événements violents à Andijan le 12 et 13 mai dernier. La décision de procéder à un transfert humanitaire a été prise après plusieurs semaines d'intenses pressions pendant lesquelles quelque réfugiés et demandeurs d'asile ont été emprisonnés et 4 d'entre eux ont été expulsés vers l'Ouzbékistan.

Cependant, 15 réfugiés ouzbeks et demandeurs d'asile, détenus à Osh, à l'ouest du Kirghizistan, après une demande d'extradition formulée par l'Ouzbékistan, sont toujours sous les verrous. L'UNHCR négocie actuellement avec les autorités kirghizes pour obtenir leur libération et reste toujours extrêmement inquiet quant au sort de ces personnes.

Nous saluons les autorités kirghizes pour leur coopération exemplaire lors de l'opération de transfert la semaine dernière et nous les pressons de ne pas extrader qui que ce soit parmi les Ouzbeks restants, tous placés sous mandat de l'UNHCR. Nous réitérons fortement qu'un tel renvoi serait contraire à la convention de 1951 relative au statut des réfugiés, dont le Kirghizistan est signataire, ainsi qu'à la législation nationale kirghize.