Le HCR est gravement préoccupé par la poursuite des expulsions au Sri Lanka

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Ariane Rummery – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 5 août 2014 au Palais des Nations à Genève.

Le HCR a appris que 36 demandeurs d'asile pakistanais au total avaient été expulsés du Sri Lanka depuis vendredi dernier. D'autres pourraient suivre, y compris des femmes et des enfants. Le HCR prie instamment les autorités de mettre un terme aux expulsions et de nous accorder l'accès aux réfugiés et aux demandeurs d'asile toujours détenus à Colombo.

Les expulsions ont eu lieu entre le 1er et le 5 août après deux mois d'arrestations et de détentions de personnes relevant de la compétence du HCR. La plus part des expulsés seraient arrivés au Pakistan et auraient été libérés. Nous sommes cependant incapables de surveiller leurs conditions de retour et nous faisons appel aux autorités sri lankaises pour qu'elles respectent le principe de non-refoulement en ne renvoyant aucune personne vers une destination où sa vie pourrait être en danger sans que ses besoins de protection internationale puissent être évalués.

Selon certaines informations, les familles des hommes expulsés - y compris des femmes et des enfants qui n'étaient pas détenus - pourraient être renvoyées au Pakistan prochainement. Ces informations ont, à juste titre, provoqué une grande inquiétude au sein de la population de réfugiés et de demandeurs d'asile au Sri Lanka.

Pendant ce temps, 205 réfugiés et demandeurs d'asile pakistanais, afghans et iraniens sont toujours en détention au Sri Lanka. Le HCR continue de demander d'avoir accès à eux pour évaluer leurs besoins de protection.

Selon les déclarations publiques du gouvernement, les actions récentes sont une réponse à l'augmentation du nombre de demandeurs d'asile au Sri Lanka. Le HCR, qui effectue la détermination du statut de réfugié dans le pays, prend des mesures pour renforcer ses capacités afin d'assurer le traitement efficace et opportun de ces demandes d'asile. Nous étudions également les moyens d'assister les demandeurs d'asile les plus vulnérables, notamment en mettant en place des mécanismes d'orientation vers des organismes leur apportant un plus grand soutien le temps qu'il soit statué sur leur demande.

Le HCR comprend le souhait du gouvernement sri lankais que des solutions plus rapides soient trouvées pour les réfugiés. Cependant, la réinstallation dans un pays tiers n'est pas un droit et constitue une solution limitée compte tenu du petit nombre de pays et de places de réinstallation dans le monde.

Pour plus d'informations sur ce sujet, veuillez contacter :

  • A Bangkok, Vivian Tan,portable +66 818 270 280
  • A Genève, Ariane Rummery, portable +41 79 200 7617
  • A Genève: Dan McNorton, portable +41 79 217 3011