La violence en RDC fait fuir plus de 3 300 Congolais en Zambie en un mois

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Andrej Mahecic – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 03 octobre 2017 au Palais des Nations à Genève.

Chipile, un réfugié congolais, construit un abri de fortune dans une chaleur étouffante en Zambie.   © HCR / Pumla Rulashe

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est préoccupé par la violence croissante dans certaines parties du sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette violence a poussé plus de 3 360 réfugiés à fuir vers le nord de la Zambie depuis le 30 août. Il s'agit du plus important afflux de réfugiés congolais en Zambie depuis cinq ans. Le HCR craint que l'insécurité en RDC ne génère de nouveaux déplacements.

Les réfugiés et les demandeurs d'asile fuient les affrontements interethniques, ainsi que les combats entre les forces de sécurité congolaises et les milices. En Zambie, les nouveaux arrivants font état d'une extrême brutalité : des civils sont tués, des femmes violées, des biens pillés et des maisons incendiées. Ils sont originaires principalement des provinces du Haut-Katanga et du Tanganyika en RDC.

Beaucoup d'entre eux étaient déjà déplacés à l'intérieur du pays avant de franchir la frontière. L'absence de routes et les longues distances dans les régions d’origine rendent difficile le suivi de la situation et la fourniture d'assistance. A l’approche de la saison des pluies, le HCR prévient que les besoins humanitaires des personnes déplacées pourraient s'intensifier des deux côtés de la frontière.

Environ 60 % des personnes arrivées en Zambie sont des enfants. Beaucoup montrent des signes de malnutrition. Le paludisme, les problèmes respiratoires, la dysenterie et les infections cutanées sont fréquents parmi les réfugiés, qui ont un besoin urgent de protection et de soutien vital.

Après leur enregistrement par les autorités zambiennes, la plupart d'entre eux sont tranférés vers le centre de transit de Kenani dans le district de Nchelenge, à environ 90 kilomètres de la frontière. Certains des nouveaux arrivants restent près de la frontière, en attendant que leurs familles arrivent depuis la RDC.

Le gouvernement zambien, le HCR et la Croix-Rouge zambienne distribuent des repas chauds, identifient les personnes ayant des besoins spécifiques et fournissent un soutien psychosocial aux survivants de la violence sexuelle et sexiste.

L'équipe d'urgence pour l’aide humanitaire livre des articles de première nécessité, notamment des tentes, des bâches en plastique, des moustiquaires, des couvertures, des seaux, des trousses d'hygiène et du savon. Des abris temporaires sont érigés, des forages sont en cours pour l'eau potable et des latrines temporaires sont construites.

En raison du surpeuplement, le HCR a commencé à travailler sur un deuxième centre de transit pour accueillir le nombre croissant de nouveaux arrivants. Un site permanent sera également mis en place, avec une infrastructure sociale où les nouveaux arrivants pourront rester plus longtemps et développer une certaine autosuffisance.

Depuis début 2017, 5 761 Congolais ont traversé la frontière pour entrer en Zambie. Au total, le pays compte 27 338 réfugiés et demandeurs d'asile congolais, sur une population de 60 606 réfugiés et demandeurs d'asile.

 

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :

  • A Lusaka, Kelvin Shimoh, shimo@unhcr.org, +260 97 958 5832
  • A Pretoria, Markku Aikomus, aikomus@unhcr.org +27 (0)81 7977 456
  • A Genève, Aikaterini Kitidi, kitidi@unhcr.org, +41 79 580 8334