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L'opération de rapatriement mise en place par le gouvernement au Pakistan commence dans le nord-ouest

Points de presse

L'opération de rapatriement mise en place par le gouvernement au Pakistan commence dans le nord-ouest

14 Juillet 2009 Egalement disponible ici :

Quelque 900 Pakistanais (soit 150 familles) déplacés par le conflit survenant entre les forces gouvernementales et les militants dans les districts de Swat, de Buner et de Bas Dir dans la Province frontière du Nord-Ouest sont rentrés chez eux lundi, au début de l'opération de retour volontaire menée par le gouvernement. Un autre groupe de 5 200 personnes devait rentrer aujourd'hui, selon les statistiques communiquées par le gouvernement.

Les rapatriés d'hier ont quitté le camp de Jalozaï, qui est géré par le HCR conjointement avec ses partenaires et les autorités provinciales, à bord de 20 bus et camions pour rentrer vers Swat. Escortés par des troupes gouvernementales, ils sont rentrés vers des villages des zones de Landakaï, Barikot, Gurataï et Kota, dans le district de Swat.

Les rapatriés ont indiqué au HCR qu'ils se sentaient en sécurité pour revenir dans leurs villages après avoir pris contact avec des voisins qui étaient déjà rentrés sans incident par leurs propres moyens. Les rapatriés ont fait part de la chaleur insupportable dans le camp comme étant l'un des principaux motifs pour lesquels ils se sont enregistrés pour rentrer. Ils ont indiqué que nombre de leurs enfants sont tombés malades et qu'ils ont attrapé des maladies dermatologiques à cause de la chaleur.

D'autres déplacés internes ont indiqué qu'ils n'étaient pas encore prêts pour rentrer. Ils ont cité notamment des préoccupations sécuritaires dans diverses zones de Swat. Quelques déplacés internes ont subi plusieurs fois le déplacement durant ces derniers mois et ils veulent éviter un nouveau déracinement. D'autres disent qu'ils veulent avoir l'assurance de trouver des services essentiels et de la nourriture à leur retour, alors que d'autres encore, dont les maisons ont été détruites durant le conflit, étaient préoccupés par le logement. Des personnes déplacées vulnérables, y compris des femmes enceintes, ont indiqué qu'elles resteraient plutôt dans les camps pour le moment car elles ont un accès libre aux services de santé - qui ne sont pas disponibles dans leurs villages.

Aujourd'hui (mardi), plus de 800 familles (soit 5 200 personnes) devraient être transportées depuis des camps des districts de Mardan et de Swabi de retour vers le district de Swat. Le Gouvernement a un projet de retour en trois volets se concentrant tout d'abord sur le rapatriement des personnes déplacées vivant actuellement dans des camps. Les seconde et troisième phases concerneront le retour des personnes hébergées au sein de familles d'accueil, dans des écoles ou louant des chambres. Le plan annoncé, Naway Sahar (le nouveau commencement), devrait être mis en oeuvre en cinq à six semaines.

Ce week-end, les autorités gouvernementales et les agences des Nations Unies, y compris le HCR, ont signé une déclaration selon laquelle elles s'engagent à ce que, dans le cadre du processus de retour, soient appliqués les principes de caractère volontaire, de sécurité et de dignité. Le HCR aidera à contrôler que les personnes souhaitent un retour librement consenti ainsi qu'à mettre en oeuvre la procédure d'enregistrement. Plusieurs bureaux de candidature au retour ont été établis dans des camps des districts de Mardan, Swabi, Nowshera et Charsadda.

Le HCR fournira une allocation en espèces au gouvernement pour le transport des personnes vulnérables. Nous distribuerons également des biens de secours aux familles qui n'en ont pas encore reçu, spécialement pour les déplacés qui sont hébergés au sein de familles d'accueil et dans des écoles. Les déplacés qui décident de rentrer dans leurs villages pourront apporter avec eux leurs tentes ainsi que d'autres articles de secours. Nous menons une évaluation initiale pour fournir un abri d'urgence aux rapatriés à leur retour.

Plus de deux millions de personnes sont déplacées depuis début mai. Alors que 260 000 personnes vivent dans 21 camps situés dans les districts de Mardan, Swabi, Nowshera, Peshawar et Charsadda, la vaste majorité des déplacés sont hébergés au sein de familles d'accueil, dans des maisons qu'ils louent ou dans des écoles.