Les programmes qui bénéficient à la fois aux réfugiés et aux communautés d'accueil sont souvent plus inclusifs, plus productifs et répondent mieux au changement climatique.

Le Clean Energy Challenge (Défi Energie propre) s'inscrit dans le cadre d'un changement systémique visant à renforcer l'autonomie des réfugiés et à réduire leur dépendance à l'égard de l'aide humanitaire, à soutenir les économies locales et à dynamiser les infrastructures locales, ainsi qu'à apporter un soutien plus pertinent et durable aux réfugiés et aux communautés qui les accueillent.

Les personnes qui fuient les conflits trouvent souvent refuge dans des environnements densément peuplés et écologiquement fragiles qui subissent déjà les effets néfastes du changement climatique. Les nouvelles arrivées de réfugiés ou de personnes déplacées internes peuvent exacerber ces effets. Par exemple, le besoin accru de bois de chauffage pour la cuisine favorise la déforestation et contribue à la dégradation de l'environnement dans les zones où vivent les réfugiés.

De plus, l'utilisation d'une énergie propre pour éclairer les installations collectives renforce la sécurité dans les camps, en particulier pour les femmes et les filles qui sont souvent vulnérables à la tombée de la nuit.

Nous avons tous la responsabilité d'agir, à la fois en réduisant nos propres émissions et en veillant à ce que les réfugiés et les communautés qui les accueillent disposent d'une énergie propre et renouvelable.

Qu'est-ce que le Clean Energy Challenge ?

Le Clean Energy Challenge (Défi Energie propre) consiste en un effort des particuliers, des gouvernements, des entreprises et des organisations du monde entier pour remplacer les sources d'énergie coûteuses et non durables - telles que le pétrole, le charbon ou le bois de chauffage - par des sources d'énergie propres et modernes pour alimenter les ménages, les écoles, les cliniques et les opérations humanitaires.

Nous nous sommes engagés à atteindre l'objectif ambitieux d'apporter une énergie abordable, fiable et durable à tous les sites accueillant des personnes déracinées et à leurs communautés d'accueil d'ici 2030.

Le Clean Energy Challenge (Défi Energie propre) constitue un objectif ambitieux qui soutient la Stratégie globale du HCR pour l'énergie durable (2019-2024) et s'aligne sur les ambitions des Nations Unies en matière de climat, notamment l'ODD7 visant à fournir une énergie propre et abordable à tous.

Le Clean Energy Challenge (Défi Energie propre) cible quatre domaines clés pour le développement, qui sont les suivants :

Fournir de l'énergie dans ces 4 domaines aide les réfugiés et les personnes déplacées à répondre aux besoins énergétiques de leurs familles, à préserver leur dignité et à devenir plus résilients.

Voyez ici comment les solutions pour une énergie de cuisine plus propre transforment déjà la vie des réfugiés au Soudan.

Comment vous pouvez nous aider

Pour atteindre l'objectif du Clean Energy Challenge, il faut favoriser l'émergence d'un nouveau marché de l'énergie propre qui n'existait pas auparavant. Cela nécessite une action coordonnée de tous les secteurs de la société. Chacun peut faire sa part pour que cela devienne une réalité :

  • Les particuliers, où qu'ils soient, peuvent soutenir le Clean Energy Challenge (Défi Energie propre) en faisant des dons. Votre aide est essentielle pour atteindre cet objectif.

Faites un don maintenant

  • Le secteur privé peut apporter un soutien financier ou en nature et partager son savoir-faire et son expertise technique. Les entreprises peuvent soutenir le développement du marché et contribuer à l'analyse des données au niveau local ; elles peuvent tirer parti de leur présence sur le marché et de leur expertise en pilotant des approches axées sur le marché de l'énergie propre pour les réfugiés.
  • Les fondations peuvent contribuer à soutenir de nouvelles approches innovantes grâce à leur vision, à leur travail de plaidoyer, ainsi que par un financement et une diminution de la prise de risque qui sont nécessaires dès le départ.
  • Les organisations de la société civile et les ONG peuvent s'assurer que les communautés de réfugiés et d'accueil qu'elles soutiennent sont incluses dans la conception de solutions locales d'énergie propre. Elles peuvent également développer et mettre en œuvre des programmes en matière d'énergie qui comportent des éléments relatifs aux moyens de subsistance et à l'action climatique.
  • Les experts en énergie peuvent recueillir des données locales sur les besoins énergétiques des populations déracinées et concevoir des projets énergétiques fondés sur une approche participative.
  • Les gouvernements qui accueillent des réfugiés peuvent les inclure dans leurs cadres et plans nationaux en matière d'énergie et de développement. Ils peuvent créer un environnement favorable à l'investissement et soutenir les solutions d'énergie renouvelable décentralisée (ERD) du secteur privé par le biais de politiques et de programmes appropriés.
  • Les bailleurs de fonds peuvent apporter un soutien financier aux programmes énergétiques en faveur des réfugiés ou contribuer à honorer les engagements en matière d'énergie pris lors du Forum mondial sur les réfugiés. Les gouvernements donateurs peuvent veiller à ce que la planification énergétique soit pleinement intégrée dans leurs programmes de développement et d'aide humanitaire ; ils peuvent améliorer la disponibilité des données grâce à des études de faisabilité et promouvoir les investissements.
  • Les acteurs du développement peuvent inclure les réfugiés dans les programmes énergétiques qu'ils soutiennent dans les pays d'accueil.
  • Les institutions financières internationales peuvent soutenir les gouvernements nationaux par des investissements visant à la création d'un secteur énergétique propre et les conseiller sur la mise en place d'un cadre réglementaire permettant au secteur privé de fonctionner selon ses modèles commerciaux habituels. Les institutions financières internationales peuvent également contribuer à réduire le risque pour les entreprises privées du secteur énergétique, locales et internationales, de fournir des services énergétiques dans les situations de déplacement.

Rejoindre le Groupe d'action

Le Groupe d'action du Clean Energy Challenge est un forum multipartite ouvert à tous, qui regroupe plus de 250 donateurs, partenaires du secteur privé, fonctionnaires, réseaux d'entreprises, instituts de recherche et agences des Nations Unies.

Ensemble, nous travaillons à la réalisation des quatre principaux objectifs énergétiques par des approches communes, en nous concentrant sur le renforcement de l'autonomie des populations déracinées, conformément à l'esprit du Pacte mondial sur les réfugiés.

L'action climatique est dirigée par le conseiller spécial du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Andrew Harper. Le Clean Energy Challenge est co-présidé par Jaime de Bourbon de Parme, conseiller du HCR pour les partenariats avec le secteur privé, et Thomas Fohgrub, chef d'équipe au sein de l'unité de coordination du plan d'action mondial interinstitutions des Nations Unies pour l'énergie durable dans les situations de déplacement.

Pour en savoir plus sur la façon dont vous pouvez contribuer au Challenge et sur ce qui a été réalisé jusqu'à présent, consultez cette mise à jour de décembre 2020 (lien externe, en anglais). 

Pour participer au Clean Energy Challenge, veuillez contacter le secrétariat.

Pour de plus amples informations, veuillez également consulter la page du Plan d'action mondial, co-chefs de file du Clean Energy Challenge, ou contactez Aimee Jenks ([email protected]) du Plan d’action mondial ou Christina Gkouvali ([email protected]).

Note : La participation au Clean Energy Challenge ou la collaboration avec d'autres entités participantes n'implique pas une collaboration ou un partenariat exclusif, ni l'approbation, la promotion ou la préférence pour toute autre entité ou ses produits ou services. Les communications d'autres entités concernant le Clean Energy Challenge et les opinions qui y sont exprimées ne reflètent pas nécessairement les points de vue des uns et des autres, ni ceux du HCR ou des Nations Unies.

Ressources complémentaires