Réfugiés
Réfugiés
Au HCR, nous venons en aide aux réfugiés depuis plus de 75 ans.
Une membre du personnel du HCR tient dans ses bras un jeune garçon réfugié enveloppé dans une couverture, à l’arrivée de son embarcation sur l’île grecque de Lesbos.
Qui est un « réfugié » ?
Les réfugiés sont des personnes contraintes de fuir leur pays pour se mettre à l’abri dans un autre pays. Ils ne peuvent pas y retourner parce qu’ils craignent d’y être persécutés en raison de leur identité, de leurs convictions ou de leurs opinions, ou à cause d’un conflit armé, de violences ou de graves troubles à l’ordre public.
Beaucoup ont dû fuir avec à peine plus que les vêtements qu’ils portaient, en laissant derrière eux leur maison, leurs biens, leur emploi et leurs proches. Certains ont subi des violations des droits humains, ont été blessés pendant leur fuite ou ont vu des membres de leur famille ou des amis tués ou agressés.
Fin décembre 2025, dernière période de référence, on comptait 41,6 millions de réfugiés dans le monde. Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a pour mandat de protéger 28,5 millions de réfugiés et 7,2 millions d’autres personnes ayant besoin d’une protection internationale. Six millions de réfugiés de Palestine sont par ailleurs pris en charge par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), créé en 1949 pour venir en aide aux Palestiniens déplacés.
*La somme des chiffres peut ne pas correspondre exactement au total en raison des arrondis appliqués aux différentes catégories.
Réfugié : définition
La notion de réfugié est définie par le droit international. La Convention de 1951 relative au statut des réfugiés désigne comme réfugiée toute personne qui, « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ».
En Afrique et dans les Amériques, des instruments juridiques régionaux ont élargi cette définition aux personnes contraintes de quitter leur pays en raison d’« une agression extérieure, d’une occupation, d’une domination étrangère, de conflits internes, de violations massives des droits humains ou d’événements troublant gravement l’ordre public ».
En savoir plus :
- Convention de 1951 relative au statut des réfugiés
- Convention de l’OUA de 1969 régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique (anglais)
- Déclaration de Carthagène sur les réfugiés de 1984 (anglais)
Comment le HCR vient-il en aide aux réfugiés ?
Le HCR protège les réfugiés, défend leurs droits et travaille avec les gouvernements et ses partenaires à la recherche de solutions durables, afin qu’ils puissent retrouver un foyer et la sécurité.
- Intervenir dans les situations d’urgence : lors d’une crise, nous veillons à ce que les réfugiés puissent se mettre en sécurité et ne soient pas renvoyés de l’autre côté d’une frontière, là où ils seraient en danger. Avec nos partenaires, nous contribuons à fournir l’essentiel pour survivre, notamment des abris, de l’eau et des soins médicaux. Nous plaidons également pour leur protection et pour le respect de leur droit de chercher refuge.
- Préserver leurs droits pendant leur déplacement : si la plupart des réfugiés souhaitent rentrer chez eux, un retour en toute sécurité reste souvent impossible pendant des années, voire des décennies. Nous aidons les pays d’accueil à garantir aux réfugiés l’accès à l’éducation et aux soins de santé. Nous facilitons également l’accès des réfugiés à des moyens de subsistance, afin qu’ils gagnent en autonomie et puissent contribuer à leur communauté, comme ils y aspirent.
- Trouver des solutions durables : parallèlement, nous mobilisons la communauté internationale et travaillons avec elle à la recherche de telles solutions. Il peut s’agir d’un soutien au retour volontaire dans le pays d’origine lorsque les conditions de sécurité le permettent, de l’intégration locale dans le pays d’accueil, ou de la réinstallation dans un pays tiers.
Les réfugiés, des partenaires
Les réfugiés ont déployé des efforts extraordinaires pour survivre, et ils apportent avec eux des compétences, des connaissances et un regard qui leur est propre. Au HCR, nous voulons travailler avec eux comme avec des partenaires, et non agir à leur place. Nous plaçons leurs besoins au cœur de chacune de nos actions et veillons à ce qu’ils aient véritablement voix au chapitre dans les décisions qui les concernent.
« C’est la deuxième fois que je fuis mon pays. Je n’ai pas pu emporter de vêtements. J’avais peur des coups de feu, je ne pouvais plus rester. »
Valentine, 92 ans, est assise devant son abri de fortune, en République démocratique du Congo. Avec sa famille, elle a fui son foyer en République centrafricaine pour échapper aux violences qui ont éclaté après les élections.
Le HCR a distribué des articles de première nécessité, notamment des couvertures, des nattes de couchage, des bâches et des moustiquaires.
Les réfugiés et le droit international
La Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et son Protocole de 1967 sont les principaux instruments juridiques de protection des réfugiés. Ils établissent la définition universelle du réfugié et fixent les normes minimales de traitement qui leur sont applicables. Leur pierre angulaire est le principe de non-refoulement (article 33) : les réfugiés ont le droit de ne pas être renvoyés dans leur pays d’origine s’ils risquent d’y être menacés dans leur vie ou leur liberté.
Les États parties à la Convention sont tenus de traiter les réfugiés conformément à ces normes. Le HCR encourage l’adhésion des États à la Convention et aide les gouvernements à la transposer dans leur législation nationale.
En savoir plus sur la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.
Qui reconnaît le statut de réfugié ?
Les personnes concernées passent habituellement par une procédure appelée détermination du statut de réfugié, qui permet d’établir si elles remplissent les conditions pour être reconnues comme réfugiées. Cette procédure est généralement menée par les pays d’accueil, ou par le HCR lorsqu’un appui est nécessaire. Lorsque des personnes très nombreuses sont contraintes de fuir en même temps, toutes celles qui quittent le pays concerné peuvent obtenir le statut de réfugié prima facie, c’est-à-dire à première vue, sans que chaque dossier ait à être examiné individuellement.
Quelle est la différence entre un réfugié et un migrant ?
Un réfugié est une personne qui a été contrainte de fuir un conflit ou des persécutions et qui a franchi une frontière internationale pour trouver la sécurité. Elle ne peut pas retourner dans son pays sans mettre sa vie ou sa liberté en danger. Il s’agit d’une notion juridique, assortie de protections spécifiques auxquelles les réfugiés ont droit.
Le terme « migrant » n’a pas de définition juridique internationale. Il désigne toutefois couramment une personne qui a choisi de quitter son foyer pour commencer une nouvelle vie dans un autre pays. Un migrant peut rentrer chez lui sans risque pour sa vie ou sa liberté. Son déplacement est considéré comme volontaire.
Les personnes susceptibles d’être des demandeurs d’asile ou des réfugiés ne devraient pas être qualifiées de migrants : cela peut fragiliser la protection juridique que le droit international accorde aux réfugiés.