Les arrivées maritimes en Grèce approchant les 400 000, la mise en oeuvre de la relocalisation et l'augmentation des capacités d'accueil demeurent une urgente nécessité

Les arrivées maritimes en Grèce approchant les 400 000, la mise en oeuvre de la relocalisation et l'augmentation des capacités d'accueil demeurent une urgente nécessité

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Adrian Edwards – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 02 octobre 2015 au Palais des Nations à Genève.

Bien que la météo automnale et le vent aient affecté les traversées maritimes en provenance de Turquie ces derniers jours, les arrivées de réfugiés et de migrants en Grèce continuent de grimper et devraient bientôt atteindre la barre des 400 000. La Grèce demeure de loin le principal point d'entrée des nouvelles arrivées en mer Méditerranée, suivie de l'Italie avec 131 000 arrivées à ce jour en 2015.

En tenant compte des nouveaux chiffres pour la Grèce, le nombre total de réfugiés et de migrants ayant traversé la Méditerranée cette année frôle désormais la barre des 530 000. En septembre, 168 000 personnes ont traversé la Méditerranée, soit le chiffre mensuel le plus élevé jamais enregistré, presque cinq fois supérieur à celui de septembre 2014.

La poursuite de ce taux d'arrivées élevé souligne la nécessité d'une mise en œuvre rapide du programme de relocalisation en Europe, accompagnée de la création de structures solides pour accueillir, assister, enregistrer et examiner toutes les personnes qui arrivent par la mer. Ces étapes sont nécessaires pour stabiliser la crise.

A la date d'aujourd'hui (vendredi 2 octobre matin), 396 500 personnes au total étaient entrées en Grèce par la mer depuis le 1er janvier, dont plus de 153 000 en septembre. Ce total sur les 9 premiers mois de 2015 est à comparer aux 43 500 arrivées en Grèce sur l'ensemble de l'année 2014. 97 % proviennent des 10 principaux pays producteurs de réfugiés dans le monde, en particulier de Syrie (70 %), d'Afghanistan (18%) et d'Iraq (4 %).

On remarque une baisse notable des arrivées maritimes cette semaine, concomitante à la détérioration des conditions météorologiques. Le 25 septembre, par exemple, il y a eu environ 6 600 arrivées. Le jour suivant, le chiffre est tombé à environ 2 200. La moyenne, qui s'élevait à environ 5 000 arrivées par jour ces derniers temps, est passée à environ 3 300 au cours des six derniers jours, et atteignait seulement 1 500 hier. Cependant, toute amélioration de la météo s'accompagnera probablement d'une nouvelle vague d'arrivées par la mer.

La météo actuelle, plus fraiche et venteuse, a rendu la traversée entre la Turquie et la Grèce encore plus dangereuse. Hier (jeudi), au moins deux opérations de sauvetage ont eu lieu au large de Lesvos. Mercredi, quatre opérations de sauvetage différentes ont eu lieu à Lesvos, au cours desquelles 283 personnes ont été repêchées. Malheureusement, une femme et un jeune garçon sont décédés, portant le nombre de morts et de disparus au large de la Grèce à au moins 102 cette année. Au total, près de 3 000 personnes sont mortes ou ont disparu cette année en traversant la mer Méditerranée.

Le rythme et l'ampleur du flux vers la Grèce continue de créer une pression énorme sur le gouvernement et de nombreuses communautés. Bien que les autorités aient pris des mesures pour améliorer les structures d'accueil et d'enregistrement et les opérations sur les îles, il y a toujours des blocages. Malgré ces efforts, la procédure d'enregistrement devrait être améliorée et respecter complètement les normes européennes applicables pour toutes les arrivées. En dépit des départs quotidiens de ferries transportant entre 3 000 et 6 000 réfugiés et migrants entre les îles et Athènes, les nouvelles arrivées continuent et, sur les îles, les ports surchargés comptent encore jusqu'à 10 000-14 000 personnes par jour en attente d'être transférées.

Le HCR est préoccupé par le fait que le manque de capacités d'accueil en Grèce pourrait gravement compromettre le programme de relocalisation décidé par le Conseil européen, dans la mesure où les réfugiés éligibles n'ont pas d'endroit où séjourner en attendant d'être relocalisés. Si cette question n'est pas immédiatement résolue, les mouvements secondaires vers les pays voisins risquent fortement de se poursuivre.

Pour sa part, le HCR continue de renforcer ses capacités en Grèce et compte aujourd'hui près de 120 employés dans l'ensemble du pays. Nos efforts consistent avant tout à soutenir et coopérer avec les autorités locales, les ONG et le gouvernement central afin d'améliorer la réponse ; soutenir le processus d'enregistrement ; fournir des informations aux réfugiés ; identifier et orienter les personnes ayant des besoins spécifiques et apporter un soutien pour l'amélioration des conditions d'accueil. Le HCR fournit également une aide humanitaire de base.

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  • A Budapest, Babar Baloch, portable +36 30 530 9633
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  • A Belgrade, Melita Sunjic, portable +381 63 343 134
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  • A Paris, Celine Schmitt, portable + 33 6 23 16 11 78
  • A Athènes (Régional), Ron Redmond, portable +30 694 244 5037
  • A Athènes, Ketty Kehayioylou, portable +30 694 02 77 485
  • A Genève, Adrian Edwards, portable +41 79 557 9120
  • A Genève, William Spindler, portable +41 79 217 3011