Le HCR met des réfugiés détenus hors de danger dans la capitale libyenne en proie aux violences

Des réfugiés et des migrants dorment sur des matelas à même le sol dans le centre de détention de Tariq al-Sikka à Tripoli, en Libye. Mai 2017.

Des réfugiés et des migrants dorment sur des matelas à même le sol dans le centre de détention de Tariq al-Sikka à Tripoli, en Libye. Mai 2017.   © HCR / Iason Foounten

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, dans un effort conjoint avec l'OIM, Médecins Sans Frontières (MSF), OCHA et le Département libyen de lutte contre les migrations illégales (DCIM), ont organisé mardi une évacuation en urgence pour environ 300 réfugiés et migrants qui étaient détenus au centre de détention d'Ain Zara à Tripoli. Les tensions se sont accrues dans la capitale libyenne ces derniers jours et des combats entre groupes armés se déroulent à proximité immédiate du centre. Des centaines de réfugiés et de migrants détenus à Ain Zara risquaient leur vie car ils étaient pris au piège au sein des hostilités.

Les personnes évacuées étaient principalement des ressortissants érythréens, éthiopiens et somaliens. Elles ont toutes été transférées au centre de détention d'Abu Salim, qui se trouve dans un endroit relativement plus sûr où les organisations internationales peuvent leur fournir de l’aide.

Le HCR distribue des articles d'aide de première nécessité, notamment des couvertures, tandis que l'OIM fournit des matelas, de la nourriture et de l'eau. MSF fournit de l'eau, de la nourriture et de premières consultations médicales.

Le HCR, par principe, s'oppose à la détention des réfugiés et des demandeurs d'asile qui ont besoin de protection internationale, mais nous sommes présents partout où se trouvent les réfugiés, afin de leur fournir une assistance vitale et de plaider pour leur libération.

Le HCR et son partenaire LibAid se sont également rendus dans une école à Tripoli où plus de 35 familles libyennes déplacées ont trouvé refuge après avoir fui les violences dans les zones d'Ain Zara, Salah al-Din et Khallat al-Farrjan Sala (au sud de Tripoli). Ces familles sont traumatisées et ont un besoin urgent de nourriture, d'eau potable et d’assistance de base. Le HCR travaille en coordination avec les autorités et les partenaires concernés pour aider ces familles.

Le HCR continue à suivre l'évolution de la situation et se tient prêt à répondre à tout nouveau besoin humanitaire immédiat.

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