Bangladesh. Rofiqua Begum, a refugee in Kutupalong camp in Cox's Bazar, Bangladesh, sits in front of the shelter where she lives with her four children.

Bangladesh. Rofiqa Begum, réfugiée au camp de Cox Bazar, au Bangladesh, est assise devant son abri où elle vit avec ses quatre enfants.
© HCR/Kamrul Hasan

RAPPORT GLOBAL
2020

Le Rapport global présente le travail du HCR en 2020 pour protéger et améliorer la vie de dizaines de millions de personnes relevant de sa compétence – réfugiés, rapatriés, déplacés internes, apatrides, et autres personnes relevant de sa compétence. Il souligne les progrès réalisés ainsi que les difficultés auxquelles l’organisation et ses partenaires ont été confrontés dans leurs efforts pour répondre au défi inégalé de la pandémie de COVID-19 tout en répondant aux crises multiples ainsi qu’à des besoins humanitaires sans cesse croissants.

Le Rapport global est complété par le rapport sur les Tendances mondiales 2020, qui présentent des données complètes sur les populations déplacées de force.

Une année, et une urgence comme nulle autre pareille

Afin de protéger et d’assister 91,9 millions de personnes relevant de la compétence du HCR

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Le budget du HCR s’élevait à

de dollars
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Il a reçu

de dollars
de contributions

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Il a dépensé

de dollars

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Dans

pays et territoires

La COVID-19 a été bien plus qu’un désastre de santé publique. Elle a créé une nouvelle dimension de vulnérabilité pour les personnes forcées de fuir leurs foyers en compliquant la tâche pour les protéger et les aider à rentrer chez eux ou à redémarrer une nouvelle vie.

Partout, les citoyens se sont tournés vers leurs gouvernements pour obtenir de l’aide et les risques étaient élevés qu’un grand nombre des 91,9 millions de personnes relevant de la compétence du HCR passent à travers les mailles du filet de la réponse. De nombreuses personnes déplacées vivaient déjà dans des situations précaires et vulnérables, et beaucoup d’entre elles n’avaient pas accès aux services sanitaires ou sociaux nationaux qui étaient essentiels pour atténuer les risques et l’impact de la pandémie.








Les opérations du HCR sont organisées en sept régions, chacune couvrant d’importantes situations de déplacement et chacune profondément impactée par la pandémie.

COVID-19, une menace pour la protection, les besoins essentiels et les moyens de subsistance

Alors que la pandémie de COVID-19 se répandait, la fermeture des frontières a dressé des barrières à la sécurité, à l’asile et aux chances de réinstallation loin du danger.

Fermeture des frontières

Le plus haut niveau de restrictions a été atteint en mai et juin 2020 lorsque 170 payssur 195 ont fermé partiellement ou complètement leurs frontières.

La pression de la situation s’est également traduite en violences à la maison : les taux de violences domestiques ont augmenté de façon alarmante, en particulier les violences conjugales. En Afghanistan, par exemple, 97% des femmes déplacées de force interrogées dans le cadre d’une évaluation ont signalé une augmentation des violences conjugales, de même que 69% des femmes en Jordanie et 73% en moyenne dans le cadre d’une évaluation couvrant 15 pays d’Afrique.

© HCR

Dès le tout début de la pandémie, les communautés ont déployé des efforts extraordinaires pour se protéger elles-mêmes et les autres, avec les femmes déplacées souvent en première ligne. Les dirigeants communautaires et religieux, les volontaires de proximité, les groupes de femmes et de jeunes se sont tous impliqués pour veiller à ce que des informations culturellement adaptées et compréhensibles parviennent aux personnes relevant de la compétence du HCR par divers canaux de communication.

En travaillant avec les femmes et les filles déplacées de force, le HCR à adapté ses programmes en mettant à jour ses recommandations et ses outils ainsi qu’en élargissant les mécanismes communautaires. Et pour ceux souffrant déjà du stress du déracinement, la pandémie a créé une charge psychologique supplémentaire et augmenté les risques de protection en interrompant souvent les soins des personnes qui souffraient déjà de troubles mentaux.

2 millions

de femmes et de filles assistées par des lignes téléphoniques d’urgence accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7

647 000

personnes ont bénéficié de services de santé mentale et d’un soutien psychosocial dans 75 pays.

1,24 million

de femmes et de filles ont accédé à des services de santé sexuelle et procréative

16 millions

de personnes ont bénéficié de services de protection

La déclaration de la pandémie et la première déclaration d’urgence mondiale du HCR a suscité une réaction considérable. Partout, les opérations se sont jetées dans l’action, en développant de nouveaux réseaux virtuels de soutien et de communication et en repensant la vérification biométrique de l’identité afin que les personnes puissent continuer à recevoir de l’aide sans augmenter le risque de propagation de la COVID-19.

Avec l’effondrement des revenus, de nombreux réfugiés ont été expulsés et confrontés à des choix extrêmes pour joindre les deux bouts. Le HCR a fait pression partout pour que les gouvernements intègrent les personnes déplacées dans leurs systèmes de santé, et il a soutenu ces systèmes en fournissant des équipements et des fournitures essentiels aux hôpitaux et aux agents de santé.

64 millions

de masques médicaux (chirurgicaux N95/FFP2) achetés

9,89 millions

de personnes ont reçu des services de soins de santé essentiels

5,6 millions

de blouses achetées

8,57 millions

de réfugiés et autres personnes relevant de la compétence du HCR ont reçu des aides en espèces dans 100 pays, dont 80% versés par voie électronique

Alors que la COVID-19 faisait rage, le HCR est resté et a aidé les personnes dans le besoin

Si la COVID-19 a mis un coup d’arrêt à beaucoup de choses, elle n’a pas stoppé les conflits. Il y a eu un nombre record de personnes déplacées, déracinées par des catastrophes naturelles et liées au climat et par des conflits anciens et nouveaux, parfois pour la deuxième ou troisième fois.

Au-delà de sa réponse d’urgence à la COVID-19, le HCR s’est efforcé de maintenir ses programmes et activités cruciales afin de sauvegarder les droits fondamentaux, de continuer à apporter une aide vitale et de préserver son travail en matière de solutions afin d’assurer un avenir meilleur aux personnes relevant de sa compétence.

9,2 millions

de personnes (âgées de 5 ans et plus) enregistrées par voie biométrique dans PRIMES dans 75 pays

5516

groupes communautaires soutenus au niveau mondial

45 974

évaluations de l’intérêt supérieur de l’enfant conduites

63 200

apatrides ont acquis ou reçu une confirmation de leur nationalité

36,2 millions

de dollars d’articles de secours délivrés depuis les stocks mondiaux à 43 pays

58,3 millions

de réfugiés, déplacés internes et apatrides ont reçu une assistance liée à la COVID-19

+ de 600 000

personnes ont reçu des articles de secours dans des pays affectés par une urgence

+ de 150

personnels déployés pour soutenir la réponse des opérations

22 800

personnes ont bénéficié d’un départ en réinstallation facilité par le HCR

1,7 million

de personnes relevant de la compétence du HCR ont eu accès à une source d’électricité durable

3,3 millions

de réfugiés et demandeurs d’asile ont bénéficié d’une protection sociale accrue ou élargie

1,7 million

d’enfants scolarisés dans l’enseignement primaire

Transformation et financement

Transformation

La COVID-19 a été tout à la fois un test de résistance pour la nouvelle structure décentralisée du HCR et un facteur d’accélération du changement au niveau des piliers de sa transformation tels que la refonte des ressources humaines et des systèmes informatiques, la gestion axée sur les résultats, la gestion des risques et la réponse aux abus et au harcèlement sexuels. Le HCR a maintenu sa réponse renforcée aux situations de déplacement interne et a pris des mesures plus importantes pour faire face aux impacts du changement climatique sur les personnes relevant de sa compétence et sur ses propres opérations.

La pandémie a également secoué le contexte dans lequel 1400 promesses de dons ont été faites lors du Forum mondial des réfugiés et du segment de haut niveau sur l’apatridie de 2019. Sans se décourager, de nombreux acteurs se sont mobilisés pour tenir leurs engagements, et de nombreuses promesses ont été adaptées ou accélérées pour soutenir la réponse à la pandémie.

© HCR

Financement

Malgré les difficultés économiques mondiales engendrées par le COVID-19, la solidarité avec et pour les réfugiés s’est maintenue. Les principaux gouvernements hôtes, qui s’appuient eux-mêmes souvent sur des systèmes de santé fragiles, n’ont pas hésité à inclure les réfugiés dans leurs réponses sanitaires. Les donateurs – gouvernementaux et privés – se sont mobilisés pour financer un pourcentage important de la réponse du HCR à la COVID-19.

En tête des donateurs au budget du HCR figurent les États-Unis, l’Allemagne et l’Union européenne. Il y a eu des niveaux élevés de financement sans affectation reçus de la part de donateurs tels que la Suède, le Royaume-Uni et España con ACNUR, le partenaire national du HCR en Espagne. En effet, le secteur privé a dépassé les prévisions de financement, en apportant une contribution de 537,5 millions de dollars.

Et après ?

Il s’agit d’une réponse sans précédent au cours d’une année sans précédent.

Cependant, plus de 41% du budget du HCR basé sur les besoins n’a pas été financé, et les besoins de trop de personnes relevant de la compétence du HCR n’ont pu être satisfaits. Avec les conflits, les catastrophes liées au climat et COVID-19 qui se prolongent en 2021, les communautés déplacées et d’accueil restent vulnérables, et elles ont le droit d’être protégées et assistées. Les campagnes de vaccination ont à peine commencé à atteindre les réfugiés et les autres personnes relevant de la compétence du HCR. Bien que certains gouvernements incluent judicieusement les personnes déplacées dans leurs plans de vaccination, l’accès aux vaccins risque de devenir une nouvelle faille dangereuse en matière d’inégalité.

Le HCR est profondément reconnaissant du soutien et de la solidarité dont ont fait preuve les États et les communautés d’accueil, les donateurs et les citoyens ordinaires envers les réfugiés et les personnes déplacées de force en 2020.

© HCR/Hugh Kinsella Cunningham

Pour plus d’informations, consulter le site Global Focus

Le site Global Focus (en anglais) constitue la principale plateforme d’information sur les opérations pour les donateurs. Régulièrement mis à jour, le site complète et développe l’information contenue dans le Rapport global sur les opérations du HCR plus en détail, fournissant des données sur les opérations du HCR, les principaux thèmes opérationnels et leurs objectifs ainsi que de plus amples informations sur les budgets, les financements et les dépenses du HCR.