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Choqué par l'ampleur des noyades au large de la Libye, le HCR appelle à une action urgente

Communiqués de presse

Choqué par l'ampleur des noyades au large de la Libye, le HCR appelle à une action urgente

21 Juin 2018
Une employée du HCR s'apprête à venir en aide, à Tripoli, aux réfugiés et aux migrants lors de leur débarquement.

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est choqué et bouleversé d’apprendre qu’environ 220 personnes se sont noyées ces derniers jours au large de la Libye, alors qu’elles tentaient de traverser la mer Méditerranée pour rejoindre l’Europe.

Selon les rescapés, un bateau en bois transportant un nombre indéterminé de réfugiés et de migrants a chaviré mardi (19 juin) au large des côtes libyennes. Sur près de 100 passagers, seulement cinq ont survécu. Ils ont été secourus par les garde-côtes libyens et débarqués à Mayia, dans la banlieue de Tripoli. Les rescapés ont été transportés par les autorités vers l’hôpital local afin d’y recevoir des soins médicaux. De nombreux corps sans vie ont été récupérés par les sauveteurs ou retrouvés sur les plages.

Le même jour, un canot pneumatique transportant environ 130 personnes a coulé à un autre endroit, au large des côtes libyennes. 60 personnes ont pu être sauvées par des pêcheurs locaux, qui les ont ramenées à terre à Dela (à 35 kilomètres à l’ouest de Tripoli). 70 personnes se seraient noyées lors de cette tragédie. 

Le 20 juin, les garde-côtes libyens ont mené une opération de sauvetage au large de Garabulli, à 64 kilomètres à l’est de Tripoli. Les réfugiés et les migrants ont été débarqués à Tajoura. Les rescapés ont expliqué que plus de 50 personnes voyageant à leur côté avaient perdu la vie.   

Le HCR est consterné par le nombre toujours plus important de réfugiés et de migrants qui perdent la vie en mer et appelle à une action internationale urgente pour accentuer les efforts de sauvetage en mer, de la part de tous les acteurs concernés, notamment les ONG et les navires commerciaux, et ce, dans toute la région méditerranéenne.

Dans le même temps, l’accès à la protection internationale dans les pays de premier asile doit être garanti, de même que des voies alternatives pour les réfugiés qui se trouvent en Libye et qui essaient de traverser la mer en quête de protection et de sécurité. Toutes ces étapes sont cruciales pour faire en sorte que plus personne ne perde à nouveau la vie en mer.

Lundi (18 juin), le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a jeté un bouquet de fleurs à la mer, à proximité d’Abu Setta en Libye, avant d’observer une minute de silence pour rendre hommage aux milliers de réfugiés et de migrants qui sont morts en mer en tentant de rejoindre l’Europe.

« Ces décès tragiques nous rappellent que les guerres et la pauvreté continuent de pousser des gens à entamer ce périlleux voyage qui leur coûte leurs économies, leur dignité et, en fin de compte, leur vie », a déclaré Filippo Grandi.

« Face au nombre sans précédent de personnes qui fuient leur foyer, il n’a jamais été aussi urgent de lutter contre les causes profondes de cette situation, d’améliorer les conditions de vie en Libye et dans d’autres pays le long de la route, de fournir des alternatives sûres, et de toujours sauver les personnes en mer ». 

Ces tout derniers drames ont encore augmenté le nombre de décès sur la route de la Méditerranée centrale qui s’élève déjà à plus de 1 000 personnes en 2018. À l’approche de la saison d’été, le nombre de réfugiés et de migrants qui tentent de traverser la Méditerranée devrait augmenter. Cette année, les garde-côtes libyens ont déjà débarqué plus de 8 000 personnes dans les différents points de débarquement situés le long de la côte libyenne.

Le HCR et ses partenaires sont présents dans ces lieux pour fournir de la nourriture, de l’eau, des articles de premiers secours et un suivi médical à ces personnes lors de leur débarquement. Le HCR s’efforce également de garantir l’accès à la procédure d’asile pour les demandeurs de toutes les nationalités, et faire en sorte que des alternatives à la détention soient mises en place pour les réfugiés qui ont été secourus ou interceptés en mer par les garde-côtes libyens.

 

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