Personnes déplacées internes
Personnes déplacées internes
Au HCR, nous venons en aide aux déplacés internes depuis les années 1970.
Neema a fui son foyer en République démocratique du Congo après l’éruption d’un volcan. Avec ses enfants, elle a dû dormir dehors jusqu’à ce que le HCR puisse acheminer des abris.
Qu’est-ce que le déplacement interne ?
Les personnes déplacées internes (PDI) ont été contraintes de fuir leur foyer en raison de conflits, de violences, de persécutions ou de catastrophes, mais elles restent à l’intérieur des frontières de leur propre pays.
Fin décembre 2025, dernière période de référence disponible, on comptait 68,6 millions de personnes déplacées internes. Elles représentaient la majorité (58 %) des personnes déplacées de force dans le monde.
Les déplacés internes comptent parmi les personnes les plus vulnérables de la planète, et beaucoup restent pris au piège d’un déplacement prolongé pendant des années, voire des décennies. Arrachés à leur foyer et privés de leurs moyens de subsistance, ils vivent souvent dans des conditions dangereuses et demeurent exposés à des risques même après avoir fui pour se mettre à l’abri. Les gouvernements ont la responsabilité première de protéger les citoyens et les résidents déplacés et de leur venir en aide, mais ils n’en ont pas toujours les moyens ou la volonté.
Là où ils trouvent refuge, les déplacés internes n’ont pas toujours accès à des abris adéquats, à la nourriture, à l’eau potable ou aux soins de santé. Même lorsque ces services existent, l’arrivée soudaine d’un grand nombre de personnes peut les saturer. Les déplacés peinent souvent à trouver du travail, et se retrouvent ainsi sans revenus pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.
Personne déplacée interne : définition
Les Principes directeurs des Nations Unies relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays définissent les personnes déplacées internes comme « des personnes ou des groupes de personnes qui ont été forcés ou contraints à fuir ou à quitter leur foyer ou leur lieu de résidence habituel, notamment en raison d’un conflit armé, de situations de violence généralisée, de violations des droits de l’homme ou de catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme ou pour en éviter les effets, et qui n’ont pas franchi les frontières internationalement reconnues d’un État ».
En savoir plus : Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays
Quelle est la différence entre un déplacé interne et un réfugié ?
Un réfugié est une personne qui se trouve hors de son pays et ne peut y retourner sans mettre sa vie ou sa liberté en danger, en raison d’un conflit ou de persécutions. Le droit international reconnaît aux réfugiés des droits et des protections spécifiques.
Une personne déplacée interne a été contrainte de fuir son foyer pour échapper à un conflit, à des persécutions ou à des catastrophes, mais elle n’a pas franchi de frontière internationale et reste dans son pays. C’est à son gouvernement qu’il incombe de la protéger. Elle doit jouir des mêmes droits et libertés que les autres citoyens et résidents habituels de son pays.
Le déplacement s’inscrit souvent dans un continuum : une personne déplacée à l’intérieur de son pays peut franchir une frontière internationale pour se mettre en sécurité dès qu’elle en a la possibilité, ou si la situation se dégrade encore, et devenir alors réfugiée. De même, un réfugié peut rentrer dans son pays sans regagner sa zone d’origine : il est alors considéré comme déplacé interne.
Comment le HCR aide les déplacés internes ?
La raison d’être du HCR est de protéger toutes les personnes touchées par le déplacement forcé, y compris les déplacés internes, et de leur venir en aide.
Au HCR, nous accompagnons les déplacés internes depuis les années 1970. Nous leur fournissons une aide vitale pour les mettre à l’abri et appuyons les gouvernements dans leur action, afin que ces personnes puissent faire valoir leurs droits et retrouver un foyer en sécurité.
Le HCR travaille avec ses partenaires et d’autres agences des Nations Unies pour que les déplacés internes soient protégés et soutenus. Dans toutes nos actions, nous nous attachons à écouter les communautés concernées et à agir à leurs côtés. Nous donnons la priorité aux interventions visant à prévenir, à traiter et à atténuer leurs risques et besoins de protection les plus urgents, notamment en matière de protection contre l’exploitation et les abus sexuels, de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre, et de protection de l’enfance.
Dans nos interventions, nous mettons aussi à profit notre longue expérience des abris et de la gestion des camps : nous veillons à ce que ces personnes disposent d’un lieu sûr où séjourner, puissent accéder aux services locaux et voient leurs droits respectés.
Abdul* et sa famille ont été contraints de fuir leur foyer, dans le nord-est de l’Afghanistan, pour échapper au conflit qui touchait la région. On le voit ici avec sa fille de quatre ans à Kaboul, où ils ont trouvé refuge.
« Une roquette a frappé la maison et tout a été réduit en poussière. »
« Il ne reste plus personne là-bas, tout le monde a fui. Mes parents sont traumatisés, ils ne se sont toujours pas remis du choc », raconte-t-il.
La famille a reçu du HCR une aide en espèces pour payer le loyer, ainsi que de la nourriture et des articles non alimentaires. « Quand nous sommes arrivés ici, nous n’avions rien. L’aide du HCR nous a été d’un grand secours. »
*Le prénom a été modifié pour des raisons de protection.