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Le HCR alarmé par l'escalade des besoins humanitaires en Syrie

Points de presse

Le HCR alarmé par l'escalade des besoins humanitaires en Syrie

10 Avril 2018
Les membres d'une famille de déplacés originaires de la Ghouta orientale vivent sous une petite tente construite de leurs mains à Herjalleh.

Avec la violence qui sévit dans plusieurs régions de Syrie, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, exprime aujourd’hui sa préoccupation face aux décès de civils et à l’escalade de nouveaux déplacements qu’elle provoque. Ils s’ajoutent à une situation humanitaire déjà désespérée ; les civils syriens n’ont que trop souffert.

La situation à Douma, dans la Ghouta orientale, où des dizaines de milliers de civils restent pris au piège, est particulièrement préoccupante. Plus de 133 000 personnes ont fui la Ghouta orientale au cours des quatre dernières semaines, selon nos estimations. Cela représente presque le triple du nombre de personnes que nous avons enregistrées à la date du 20 mars, et ce nombre inclut environ 45 000 personnes actuellement hébergées dans huit abris collectifs dans la région rurale de Damas.

Jusqu’à présent, près de 44 000 personnes, essentiellement des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont été autorisées à quitter les abris collectifs après avoir effectué un contrôle de sécurité. Les équipes du HCR travaillent avec les partenaires de l’ONU et les ONG pour aider à améliorer les conditions de vie dans les abris collectifs, qui demeurent surpeuplés. Nous continuons d’appeler toutes les parties en conflit pour faire en sorte qu’elles assurent une protection adéquate des civils, en garantissant notamment la liberté de mouvement et le libre choix de l’endroit où ils veulent rester. L’unité de la cellule familiale doit être respectée.  

Depuis le début de cette urgence, et dans le contexte des vastes efforts d’aide déployés par l’ONU, le HCR s’est efforcé de répondre aux besoins des personnes déplacées. Sur le terrain, des membres de notre personnel se rendent quotidiennement dans les abris collectifs, qui accueillent les personnes déplacées de la Ghouta orientale, afin d’évaluer leurs besoins et d’y répondre. Les abris surpeuplés et l’insuffisance d’installations sanitaires posent de graves risques en matière de santé. Les préoccupations les plus fréquentes qui nous sont signalées concernent des manquements d’enregistrement à l’état civil, des restrictions de mouvements, des séparations de familles et des risques de violences sexuelles et sexistes.       

La réponse d’urgence du HCR dans la Ghouta orientale englobe la fourniture d’articles de première nécessité, d’abris, et inclut aussi des services de protection. Près d’un quart de la population, soit un million de personnes, ont besoin d’une assistance d’urgence, tandis que plus de 60 000 personnes ont pu être aidées jusqu’à présent. Le HCR achète des vêtements sur place car beaucoup de personnes ont fui sans leurs affaires, excepté ce qu’elles portaient sur elles ce jour-là. En plus des immenses efforts entrepris pour fournir des abris, les partenaires spécialisés dans la protection ont fourni des conseils juridiques à près de 22 000 personnes. 

Dans le même temps, nous sommes confrontés à des défis et à des préoccupations similaires pour répondre aux besoins humanitaires de plus de 137 000 Syriens déplacés depuis la région d’Afrin. La majorité de ces personnes sont dispersées aux alentours de Tal Rifaat, Nubol, Zahraa et dans les villages entourant le nord-ouest d’Alep. Elles y vivent dans des abris de fortune, des bâtiments endommagés ou inachevés, des mosquées, des entrepôts, ou en plein air.

Quelque 3 500 personnes sont hebergées dans un camp de tentes à Fafin, au nord d’Alep. En plus de ces efforts, nous avons distribué plus de 1 400 kits pour la réhabilitation d’abris et redéployé 1 000 tentes de taille familiale qui pourront être utilisées selon les besoins.

Les déplacements depuis Afrin ont diminué et nous assistons à certains retours vers la ville. Le difficile périple du retour des personnes déplacées peut durer jusqu’à quatre jours dans certains cas. Les mouvements de personnes déplacées vers Alep ou vers d’autres zones contrôlées par le gouvernement continuent d’être entravés.

 

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :