Tendances mondiales
Tendances mondiales
À la fin de l’année 2025, on estimait à 41,6 millions le nombre de réfugiés, incluant les réfugiés relevant du mandat du HCR, les personnes en situation analogue à celle des réfugiés, les autres personnes ayant besoin d’une protection internationale et les réfugiés palestiniens relevant du mandat de l’UNRWA, ainsi que 9 millions de demandeurs d’asile en attente d’une décision concernant leur demande. En outre, on comptait 68,7 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays en raison de conflits ou de violences.
Le nombre de réfugiés dans le monde a baissé en 2025, avec une diminution de 3% par rapport à la fin de l’année 2024. Cette évolution reflète une forte augmentation des retours de réfugiés, notamment en Afghanistan, en Syrie et au Soudan. Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays a également diminué en raison des retours de ces personnes, principalement en République démocratique du Congo, au Soudan et en Syrie. Cependant, bon nombre de ces retours se sont déroulés dans des circonstances difficiles et les conditions de réintégration restent extrêmement difficiles.
Une personne sur 70, soit 1,4 % de la population mondiale totale, est aujourd’hui déplacée de force.
À la fin de l'année 2025, le nombre de réfugiés dans le monde s'élevait à 41,6 millions.
Au cours de l'année 2025, 5,4 millions de personnes ont été contraintes de fuir et de chercher refuge dans d'autres pays.
7 réfugiés sur 10 proviennent de seulement six pays.
Pour un trop grand nombre de réfugiés, le déplacement constitue au départ une bouée de sauvetage, mais il dure toute une vie. L'aide humanitaire sauve des vies, mais elle n'est pas une fin en soi et ne permet pas aux réfugiés de jouer un rôle actif dans la construction de leur avenir. Nous avons besoin d'un changement de paradigme afin de redonner espoir et de nouvelles perspectives aux personnes qui fuient la guerre et les persécutions.
Personnes déplacées de force dans le monde | 2016 – 2025
Principales situations de déplacement en 2025
Réfugiés
Le nombre total des réfugiés dans le monde a diminué de 3 %, pour s'établir à 35,6 millions à la fin de l'année. Ce chiffre comprend 28,5 millions de réfugiés relevant du mandat du HCR, y compris les personnes se trouvant dans une situation analogue à celle des réfugiés, ainsi que 7,2 millions d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale. À cela s'ajoutent 6 millions de réfugiés palestiniens relevant du mandat de l'UNRWA.
Sept réfugiés sur dix relevant du mandat du HCR et d’autres personnes ayant besoin d’une protection internationale proviennent de six pays : l’Afghanistan, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie, l’Ukraine et le Venezuela.
La plupart des personnes fuyant les conflits et les persécutions restent à proximité de leur pays d’origine. À la fin de l’année 2025, 65 % des réfugiés étaient accueillis dans des pays voisins, un chiffre conforme à celui des années précédentes. Les pays à revenus faibles et intermédiaires continuent d'accueillir la majorité des réfugiés dans le monde, hébergeant 68 % des réfugiés et d’autres personnes ayant besoin d'une protection internationale.
La Colombie, l'Allemagne, la Turquie, l'Ouganda, la République islamique d'Iran, le Tchad et le Pakistan ont accueilli les plus grandes populations de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale.
QUELLE EST LA PROPORTION D’ENFANTS PARMI LES RÉFUGIÉS ?
Les enfants représentent 39 % des réfugiés.
COMBIEN DE RÉFUGIÉS SONT RETOURNÉS DANS LEUR PAYS D'ORIGINE ?
En 2025, près de 4,4 millions de réfugiés sont retournés dans leur pays d'origine.
OÙ VIVENT LA PLUPART DES RÉFUGIÉS ?
65 % des réfugiés sont accueillis par des pays voisins.
RÉFLEXION
Réduire la dépendance à l'aide et multiplier les solutions : la vision « 50 by 35 » du Haut Commissaire
Les déplacements de longue durée constituent désormais une caractéristique déterminante de la situation mondiale des réfugiés, la plupart d'entre eux restant dans les pays d'accueil pendant de longues périodes. Dans ce contexte, il est essentiel de promouvoir l'autonomie et les solutions durables, parallèlement à une protection continue et à un soutien humanitaire ciblé.
Le HCR entend aider les États et ses partenaires à réduire de moitié, d’ici 2035, le nombre de réfugiés et d’autres personnes ayant besoin d’une protection internationale en situation de déplacement prolongé qui ne sont pas en mesure de subvenir à leurs besoins fondamentaux sans aide extérieure.
L'accent est mis sur l'élargissement de l'accès aux solutions et aux opportunités d'autonomie, telles que l'accès à l'emploi, au systèmes éducatifs, de santé et de protection sociale nationaux, permettant ainsi aux réfugiés de vivre dans la dignité et la sécurité, de réaliser leur potentiel et de sortir d'une situation de dépendance prolongé.
À l'avenir, une inclusion plus précoce, une autonomie renforcée, des efforts politiques en amont pour prévenir et réduire les déplacements, ainsi que des progrès soutenus vers des solutions à long terme constitueront des priorités essentielles.
Personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays
La plupart des personnes contraintes de fuir ne franchissent jamais de frontière internationale et restent déplacées à l'intérieur de leur propre pays. Elles représentent 58 % de l'ensemble des personnes déplacées de force. À la fin de l'année 2025, 68,7 millions de personnes étaient toujours déplacées à l'intérieur de leur propre pays en raison de conflits et de violences, soit une baisse de 7 % par rapport à la fin de l'année 2024.
Le Soudan reste le pays comptant le plus grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur de ses frontières au monde, avec 9,1 millions de personnes toujours déplacées à l’intérieur du pays à la fin de l’année.
À la fin de l’année 2025, 68,7 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur de leur propre pays.
46 % des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays se trouvent dans cinq pays : le Soudan, la Colombie, la Syrie, le Yémen et l'Afghanistan.
En 2025, le HCR a recensé des situations de déplacement interne dans 40 pays.
Solutions
En 2025, 14,7 millions de personnes sont retournées dans leur région ou leur pays d’origine, dont près de 4,4 millions de réfugiés et 10,3 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, ce qui représente une augmentation de 49 % par rapport à 2024. Le nombre de retours de réfugiés a atteint son deuxième plus haut niveau depuis que le HCR a commencé à publier des statistiques sur les retours en 1965.
92 % de l’ensemble des retours ont eu lieu dans sept pays : la République démocratique du Congo (3,6 millions), le Soudan (3,5 millions), la Syrie (3,3 millions), l’Afghanistan (2 millions), l’Ukraine (718 300) et le Myanmar (415 200).
Selon les données gouvernementales officielles, 81 800 réfugiés ont été réinstallés ou accueillis dans le cadre de programmes de parrainage. Au cours de l'année, 93 500 réfugiés ont été naturalisés ou ont obtenu le statut de résident permanent.
ANALYSE
Retours de réfugiés dans des conditions difficiles et/ou vers des contextes fragiles
La plupart des réfugiés ont un profond désir de rentrer chez eux et de reconstruire leur vie dans leur pays d'origine, à condition que la sécurité et la stabilité y soient assurées.
Cependant, la plupart des retours enregistrés en 2025 ont eu lieu dans des conditions difficiles ou vers des contextes extrêmement fragiles. Les réfugiés afghans ont souvent été contraints de rentrer en raison de changements dans les politiques de leurs pays d’accueil, tandis que les personnes déplacées congolaises n’ont eu d’autre choix que de partir à la suite de la fermeture forcée des camps. Les réfugiés et les personnes déplacées syriens et soudanais sont rentrés malgré l’insécurité, l’insuffisance des services de base et les possibilités limitées de subsistance.
De tels retours ont peu de chances d’être durables sans des investissements essentiels pour soutenir la réintégration, contribuant ainsi à promouvoir le développement dans des pays profondément marqués par les conflits. Des investissements sont également nécessaires dans les pays d'asile pour aider les réfugiés à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, ainsi qu'à apporter leur contribution à leur pays d'asile, jusqu'à ce que les conditions dans leur pays d'origine soient propices au retour.
La plupart des réfugiés espèrent rentrer chez eux. Des investissements sont nécessaires de toute urgence.
Télécharger le Rapport et les annexes (en anglais)
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Tendances mondiales 2025
Le rapport Tendances mondiales du HCR présente les chiffres les plus récents concernant les réfugiés, les demandeurs d'asile, les personnes déplacées internes et les apatrides à travers le monde.
Télécharger le rapport sur les tendances mondiales (en anglais)
Annexes et données brutes
A propos des rapports Tendances mondiales et Tendances semestrielles du HCR
Le HCR publie chaque année deux rapports statistiques phares sur les déplacements forcés dans le monde : le Rapport sur les tendances mondiales et le Rapport semestriel sur les tendances mondiales. Le Rapport sur les tendances mondiales, publié chaque année en juin, analyse les changements et les tendances en matière de déplacement forcé au cours de l'année civile précédente (du 1er janvier au 31 décembre). Il fournit des statistiques clés sur le nombre total de réfugiés, de demandeurs d'asile, de personnes déplacées internes et d'apatrides, ainsi que sur leurs principaux pays d'accueil et d'origine.
En octobre de chaque année, le Rapport semestriel sur les tendances mondiales fournit des chiffres et des analyses actualisés pour les six premiers mois de l'année en cours (du 1er janvier au 30 juin). Ces chiffres sont préliminaires et les données définitives sont incluses dans le rapport suivant sur les tendances mondiales.
Les données et les statistiques officielles sur les populations déplacées de force et apatrides sont essentielles pour informer et guider l'élaboration de politiques et de programmes aux niveaux mondial, régional et national. Ainsi, le HCR et ses partenaires peuvent mieux garantir le respect des droits et le bien-être des personnes déracinées.