Le HCR, l’Union européenne et les autorités tchadiennes lancent un projet pour promouvoir des solutions durables pour les réfugiés dans le sud du Tchad
Le HCR, l’Union européenne et les autorités tchadiennes lancent un projet pour promouvoir des solutions durables pour les réfugiés dans le sud du Tchad
Photo de groupe des officiels et des participants ayant pris part à l’atelier de lancement du Projet d’Alternative aux Camps et de Résilience Agricole au Sud du Tchad (PARCAS).
Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, en collaboration avec le Gouvernement du Tchad et l’Union européenne, ont lancé le 17 février 2026 à Donia, dans la province du Logone Oriental, une nouvelle initiative visant à promouvoir des solutions durables et ancrées localement face à la situation prolongée des réfugiés dans le sud du pays.
Le Projet d’Alternative aux Camps et de Résilience Agricole au Sud du Tchad - ou PACRAS - vise à accompagner une transition progressive de la dépendance à l’aide vers une plus grande autonomie et une meilleure inclusion économique. Le projet soutiendra environ 4 000 réfugiés centrafricains vivant dans des camps afin qu’ils puissent s’installer volontairement dans cinq villages du canton de Donia.
Près de 145 000 réfugiés centrafricains - la plupart arrivés il y a près de 20 ans, fuyant les conflits récurrents dans leur pays - continuent de vivre dans les camps et les villages d’opportunité au sud du Tchad. Si ces camps ont permis d’assurer leur protection et une assistance essentielle, la recherche de solutions à long terme nécessite désormais des approches complémentaires allant au-delà de l’aide humanitaire, bénéficiant aux réfugiés comme aux communautés hôtes.
« Le Tchad a fait preuve d’une solidarité remarquable face aux nouvelles urgences liées aux réfugiés », a déclaré Laura Rozo, cheffe de bureau du HCR à Goré, lors du lancement du projet à Donia. « Dans le sud du pays, où le déplacement s’inscrit dans la durée, la réponse doit être adaptée pour permettre aux familles de dépasser une assistance prolongée. PACRAS offre cette perspective en facilitant l’accès à la terre, aux moyens de subsistance et aux services locaux, afin que les réfugiés puissent reconstruire leur vie avec davantage d’autonomie. »
La cérémonie de lancement, organisée au centre des jeunes de Donia, a réuni plus de 120 participants, dont des autorités provinciales, des chefs traditionnels et religieux, des services techniques, des partenaires humanitaires ainsi que des représentants des communautés hôtes et des réfugiés.
Dans le cadre de PACRAS, réfugiés et membres des communautés hôtes travailleront ensemble pour cultiver les terres, accroître la production agricole et commercialiser leurs récoltes sur les marchés locaux. En soutenant la génération de revenus et les activités économiques partagées, le projet contribuera au dynamisme de l’économie locale et à la promotion d’une coexistence pacifique.
Le financement de 2 milliards de francs CFA de l’Union européenne appuiera le développement local au profit des réfugiés et des populations autochtones qui vivront en harmonie à Donia. L’accès conjoint aux services de base et aux opportunités économiques augmentera la résilience de ces populations et leur permettra de construire un avenir commun dans la prospérité. L’Union européenne salue les efforts du HCR, des autorités locales et des populations autochtones pour promouvoir une cohabitation pacifique entre les réfugiés centrafricains et les populations d’accueil dans la région du Logone occidental.
Au-delà du soutien aux activités agricoles, PACRAS permettra de renforcer les services publics essentiels dans les cinq villages concernés. Les centres de santé, les écoles, les systèmes d’approvisionnement en eau et les infrastructures d’assainissement bénéficieront d’un appui afin de répondre aux besoins d’une population élargie.
La protection de l’environnement fait aussi partie intégrante du projet. La plantation de 5 000 plants d’arbres et la distribution de 1 000 foyers améliorés permettront de réduire la pression sur les forêts environnantes, de limiter la consommation de bois de chauffe et de promouvoir une gestion responsable des ressources naturelles.
Le Tchad demeure l’un des principaux pays d’accueil de réfugiés en Afrique, hébergeant actuellement plus de 1,5 million de réfugiés, dont plus de 1,3 million proviennent du Soudan, 22 000 du Nigéria et 144 000 de la République centrafricaine. En complément des réponses d’urgence, des initiatives telles que PACRAS contribuent à répondre aux situations de déplacement prolongé.
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