La guerre et le chaos n’entament pas le bel optimisme d’une jeune Syrienne

Cette fillette de 10 ans révèle dans un projet photo du HCR son rêve de devenir mannequin.

Même la guerre et le chaos n'empêchent pas Roussel de rêver. Elle adore danser avec ses amies et ses sœurs. © Fetching_Tigerss/UNHCR/Image Source Trading Ltd/Shutterstock.com

LAUSANNE, Suisse – Roussel, 10 ans, n’a pas cru ses amis et cousins lorsqu’ils lui ont annoncé que sa maison de Syrie avait été détruite. Puis elle a compris que c’était vrai lorsqu’elle a vu une photo.

«J’étais très triste et tellement déçue», se souvient-elle.

La guerre dévastatrice qui sévit dans son pays et la quête désespérée de sécurité sur un autre continent n’ont eu raison ni du rythme de croissance de Roussel ni de sa capacité à rêver.

Quatre ans après le départ de sa famille depuis la Syrie pour trouver refuge en Suisse, Roussel se consacre à la danse, au chant, à ses amis, à parler français et à faire du ski. Elle est tellement appréciée qu’elle pourrait bien devenir déléguée de sa classe.

«Je veux devenir top modèle.»

«Je ne sais pas très bien ce que doit faire une déléguée de classe, mais beaucoup d’enfants ont voté pour moi», dit-elle dans une nouvelle série photo appelée «Carnets de rêve. «J’en suis très fière.»

Les Carnets de rêve mettent en image les parcours de 12 jeunes réfugiés et demandeurs d’asile en Europe pour les inviter à partager leurs espoirs et leurs rêves depuis la sécurité de leurs nouvelles patries.

La série a été produite par Debra Barraud, photographe, son collègue Benjamin Heertje, Annegien Schilling, infographiste, le réalisateur Kris Pouw et le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

Au cœur de la guerre et du chaos, Roussel s’est souvent réfugiée dans son imagination. En lui offrant une véritable sécurité, la Suisse pourrait contribuer à donner forme à ses rêves.

Switzerland. Roussel from Syria loves dancing as it lifts her spirits (The Dream Diaries)

Roussel a 10 ans et est originaire de Syrie. Aujourd'hui, elle vit à Genève avec sa famille. © UNHCR/Humans of Amsterdam

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Même la guerre et le chaos n'empêchent pas Roussel de rêver. Elle adore danser avec ses amies et ses sœurs. © Fetching_Tigerss/UNHCR/Image Source Trading Ltd/Shutterstock.com

«Je veux devenir top modèle», dit Roussel. «J’aime beaucoup créer des choses et  laisser libre cours à mon imagination.»

«Je suis très heureuse d’avoir ma famille avec moi.»

Plus de la moitié des réfugiés du monde sont des enfants et nombre d’entre eux passeront l’intégralité de leur enfance loin de leur foyer. Néanmoins, les enfants sont très résilients et, avec de l’aide, ils peuvent trouver les moyens de s’en sortir et d’envisager l’avenir.

«Lorsque des jeunes fuient leur pays natal, ils laissent tout derrière eux à l’exception de leurs espoirs et de leurs rêves», explique Debra Barraud, dont le projet photo Humans of Amsterdam compte plus de 400 000 sympathisants sur Facebook. «A travers ce projet, nous avons vu la force de ces enfants et leur capacité à réaliser leurs ambitions, grâce à un soutien adéquat.»

Le public est encouragé à se déclarer solidaire #Aveclesréfugiés en signant la pétition mondiale du HCR qui appelle les dirigeants à accorder aux réfugiés sécurité, éducation et débouchés économiques afin que leurs rêves puissent prendre forme. Vous pouvez suivre la série «Carnets de rêve» sur Humans of Amsterdam, Fetching Tigerss ainsi que sur les comptes de réseaux sociaux du HCR.

Pour le moment, ce qui compte le plus pour Roussel, c’est que sa famille soit réunie.

«Je suis très heureuse d’avoir ma famille avec moi», dit-elle.  «Je leur suis très reconnaissante de leur soutien et du fait qu’ils sont ici proches de moi quand je suis triste. Je les aime vraiment et je les en remercie.»