À (re)lire : 10 livres sur les personnes déplacées

Forcés de fuir, les réfugiés voient leur vie paisible prendre fin du jour au lendemain. Laissez-vous emporter et émouvoir par ces livres et soutenez les réfugiés en partageant leurs histoires.

© UNHCR/Amira Al-Sharif

Khaled Hosseini : Une prière à la mer

Qui ne se souvient pas de l’image déchirante de ce petit garçon au T-shirt rouge, échoué sur une plage turque ? Agé de trois ans, Alan Kurdi fuyait la guerre en Syrie avec sa famille, mais n’a pas survécu au voyage vers l’ouest. Une prière à la mer, écrit par l’Ambassadeur de bonne volonté du HCR et auteur à succès Khaled Hosseini, s’inspire de l’histoire d’Alan et rend hommage à tous ceux qui ont péri en mer en fuyant la guerre et les persécutions. Illustré par le talentueux artiste Dan Williams, le livre raconte l’histoire d’un père syrien et son fils, forcés de fuir leur pays.

Khaled Hosseini a lui-même fui l’Afghanistan pour les États-Unis alors qu’il avait à peine 15 ans. Tous les bénéfices de ce livre sont reversés au HCR, afin que nous puissions continuer à sauver des vies, protéger les droits de l’homme et aider les personnes déplacées à se construire un avenir meilleur.

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Min Ji Lee : Pachinko

Pachinko est un roman sur l’un des groupes de migrants les plus persécutés au monde : les Coréens au Japon du XXe siècle. Début des années 1920, dans un petit village coréen, la jeune Sunja se laisse séduire par un riche étranger. Lorsqu’elle tombe enceinte et apprend que son amant est déjà marié au Japon, elle refuse la solution qu’il lui propose : devenir son épouse coréenne. Ce refus est le point de départ d’un exil qui s’étendra sur quatre générations. Pour éviter la ruine et le déshonneur à sa famille, Sunja épouse Isak, un pasteur chrétien qu’elle connaît à peine et qui lui propose une nouvelle vie au Japon.

S’étendant sur huit décennies et quatre générations, découvrez le récit épique d’une famille rejetée par deux pays, aux prises avec l’histoire et secouée par des questions d’identité, d’amour, de mort et de survie.

Mohsin Hamid : Exit West

Dans un pays au bord de la guerre civile, deux jeunes gens se rencontrent par hasard. Nadia et Saeed tombent instantanément amoureux, mais cette idylle n’arrive pas à point nommé. Le conflit éclate et les rues autrefois familières ne sont plus que points de contrôle et explosions. Lorsque la situation se détériore, les amants décident de fuir, laissant tout derrière eux. La prose poétique de l’écrivain Mohsin Hamid contraste fortement avec la sombre réalité à laquelle Nadia et Saeed sont confrontés.

Exit West est un roman bouleversant qui donne à entendre la voix de tous ceux qui empruntent la route de l’exil pour s’en sortir.

Fran Kourouma : Notre soleil, par les côtes du Maghreb

Notre Soleil raconte le long périple de Fran Kourouma, vers l’« Eldorado » européen. De sa Guinée natale à la Belgique, en passant par la Libye et l’Italie, l’auteur nous fait part de ses rêves et désillusions, des horreurs dont il est le témoin ou la victime.

À travers son œuvre, il nous invite à la tolérance et nous dépeint la dure réalité que traversent de nombreux migrants.

Yusra Mardini : Butterfly

Butterfly raconte le parcours inspirant de l’écrivaine et Ambassadrice de bonne volonté du HCR Yusra Mardini, qui a littéralement dû nager pour rester en vie. Yusra a fui la guerre en Syrie avec sa sœur, Sarah. En pleine traversée vers l’Europe, un véritable coup du sort s’abat sur les deux jeunes filles : leur embarcation commence à sombrer. Yusra, Sarah et deux autres réfugiés sautent immédiatement à l’eau. Pendant trois heures, ils vont pousser le canot et sauver la vie de 20 personnes.

En 2016, Yusra a fait partie de l’équipe olympique des réfugiés lors des Jeux Olympiques de Rio. Aujourd’hui, elle s’entraîne 15 fois par semaine dans sa nouvelle ville, Berlin, et se prépare pour les Jeux de Tokyo. Netflix a par ailleurs entamé le tournage de The Swimmers, sur l’histoire des sœurs Mardini.

Découvrez l’histoire impressionante de Yusra

Dave Eggers : Le grand Quoi

Le grand Quoi, c’est la véritable histoire de Valentino Achak Deng, un garçon qui fuit le Soudan du Sud, déchiré par la guerre. Son voyage ne sera pas de tout repos :  sur son chemin, il côtoiera soldats ennemis et rebelles, hyènes et lions, maladie et famine. Le livre dresse le portrait bouleversant d’un pays plongé dans une guerre sanglante et d’un garçon propulsé d’une situation irréelle à une autre.

Le grand Quoi est un livre qui vous prend aux tripes, et que vous aurez du mal à reposer.

Susan Abulhawa : Les matins de Jénine

La famille Abulheja est forcée de quitter son village d’Ein Hod et de se rendre dans un camp de réfugiés à Jénine. Au cours de leur tumultueux périple, le jeune Ismaïl disparaît. Il est emmené par un soldat israélien et grandit en tant que garçon juif nommé David. Son frère Joessoef, poussé par une haine généralisée de l’occupant, choisit le côté radical de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine). À travers les yeux d’Amaal, leur jeune sœur, le lecteur traverse trois décennies de violence et de guerre.

Les matins de Jénine est un ouvrage poignant sur la tragique histoire du peuple palestinien, vécu à travers les yeux de quatre générations de femmes.

Behrouz Boochani : Témoignage d’une île-prison

En 2013, le journaliste kurde Behrouz Boochani demande l’asile en Australie après avoir fui l’Iran. Il sera ensuite détenu illégalement dans le tristement célèbre centre de détention de l’île de Manus. Pendant près de cinq ans, Boochani a travaillé sur ce livre en secret : il en écrivait les phrases, les chapitres sur un téléphone portable. Dans Témoignage d’une île-prisonBoochani nous raconte comment il a fui les persécutions politiques en Iran et s’est retrouvé coincé sur l’île australienne.

Ce livre passionnant met en lumière le terrible sort que subissent de nombreux réfugiés et donne une voix aux réfugiés habituellement silencieux et noyés dans les termes « masses » ou « flux ».

Malala Yousafzai : Nous avons dû partir

Dans Nous avons dû partir, la lauréate du prix Nobel Malala Yousafzai nous partage son vécu en tant que réfugiée, ainsi que celui d’autres jeunes femmes courageuses qu’elle a pu rencontrer au cours de ses voyages. Toutes ces femmes doivent se construire une nouvelle vie sans leur communauté, leur famille et leur foyer. Elles ont fui des pays comme la Colombie, le Guatemala, la Syrie, le Yémen ou encore le Congo. On y retrouve notamment le récit d’Ayida, originaire du Myanmar, qui a dû fuir les violences contre les Rohingyas. Najla, qui appartient à la minorité yézidie d’Irak, nous explique à son tour comment elle a été capturée par l’État islamique et est parvenue à s’échapper.

À l’heure des déplacements massifs de population, des guerres et des conflits frontaliers, Nous avons dû partir nous rappelle que chacune des 79,5 millions de personnes déplacées est une personne qui rêve d’un monde meilleur et plus sûr.

 

Philippe Claudel : La petite fille de Monsieur Linh

Monsieur Linh est un vieil homme qui a dû quitter son village dévasté par la guerre. Il a tout perdu et n’emporte avec lui qu’une petite valise et sa petite fille, Sang diû. Monsieur Linh ne vit désormais que pour elle. Dans son nouveau pays, il fera la rencontre d’un certain Monsieur Bark, avec qui il nouera une amitié indéfectible. Philippe Claudel aborde dans cette œuvre les thèmes de l’amitié, du deuil et de la compassion avec une grande délicatesse.

La petite fille de Monsieur Linh est un roman touchant, qui ne vous laissera probablement pas indifférent.

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L’article ci-dessus décrit le contenu de livres. Il ne reflète pas l’opinion du HCR.